‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 91 sur 203 · CHAPITRE ir · texte numérisé non relu

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.sans beaucoup de soins , les autres qui servent à la parfumerie.

L'art du parfumeur embrasse la fabrica* tion des poudres et sachets odorans, des pommades et savonnettes, des eaux de senteur y des liqueurs aromatisées , etc.

Les eaux et l'alcohol parfumés , les huiles volatiles qui entrent dans les compositions , forment un premier genre d'industrie qui consiste à distiller les plantes aromatiques : cette opération est exécutée par des hommes qui établissent leur appareil , en plein champ , au milieu des plantes qu'ils doivent soumettre à la distillation , et*qui vendent ensuite leurs produits aux parfumeurs.

Le commerce de la parfumerie est un objet de 6 à 7 millions pour le midi , et d'une somme ^ peu près égale pour le reste de la France.

Total i3,ooo,ooo fr.

ARTICLE XVI

Des Amidormeries.

L'amidon est une fécule que l'on extrait principalement de quelques grains de plantes céréales ; l'usage, devenu presque général

1()6 DE L'ilTOnSTRIE TRAITÇOISE.

de ne plus poudrer les cbeveux , en a dt^ minué la consommation ; mais l'empt^t qu'on en fait dans la préparation des étofles et tissus , ainsi que pour l'empois et la colle dont il forme ia base , donne lieu encore à une fabrication considérable.

M. de Tolosan évalue à six millions de livres pesant la quantité qu'on en Ëiliriquoità Paris en 17^9, et il porte à 18 raiïlions la totalité de l'amidon qu'on faisoitCB France.

L'augmentation de notre industrie manufacturière a au moins compensé la perte de consommation qui s'est opérée dans les usages de la poudre, et je crois que l'on peut conserver sans erreur l'estimation donnée par M. de Tolosan , ce qui constitue un commerce de six millions de francs.

On vient de créer en France un autre genre d'industrie qui consiste à extraire la fécule ou amidon de la pomme de terre, pour la livrer à la fermentation après l'avoir convertie en une matière sucrée ; cet art nouveau doit sa naissance à la chimie. On compte en ce moment dans Paris quatrevingts fabriques où l'on prépare la /écule, et

environ quarante où on la distille f j'écriai

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