‹ De L'industrie francoise (volume 3)Chapitre 93 sur 203 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

De Vinfiuence du Gouvernement sur

Vindustrie.

Aujourd'hui qu'il est généralement reconnu que le commerce , Tagriculture et l'industrie manufacturière font la force et la richesse d'une nation, les gouvernement ne peuvent plus avoir qu'un but , celui de les protéger et de les encourager.

Presque tous les gouvernemens paroissent pénétrés de cette vérité, et sont animés du même désir ; mais Texpérience nous apprend chaque jour qu'il ne suffit pas de vouloir pour parvenir au but, et il arrive souvent que l'administration tarit en un moment, par un acte peu réfléchi , une source féconde de prospérité publique.

Un gouvernement ne doit jamais perdre de vue que les funestes effets d'une erreur, en fait d'industrie, s'étendent jusqu'aux

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dernières ramifications de la société : lorsqu'on ne croit atteindre que quelques chefe de fabrique, on s'expose à frapper toute la nation : le maniifacturier calcule ses entreprises sur la législation du moment; le moindre changement qu'on y apporte peut compromettre le sort de son industrie, et paralyser les bras qu'il emploie.

Dans un genre d'industrie qui prospère, toutes les parties qui concourent se sont placées dans un tel état de besoin et d'hu^ monie, qu'il est difficile d'y toucher sans faire crouler l'édifice. L'impôt le pins léger peut rompre l'équilibre, et produire une secousse qui se fasse sentir depuis le premier producteur jusqu'au consommateur. Un foible droit sur la matière première prive le fabricant d'une portion de ses capitaux , et peut faire augmenter le prix des produits de manière à ne plus permettre de concourir sur les marchés de l'Europe,

L'action du gouvernement sur l'industrie doit être éclairée, pour être utile ; elle doit être constamment dirigée par les seuls principes de l'intérêt général, pour qu'elle ne soit ni partiale ni versatile.

L'action du gouvernenient doit se borner

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