‹ De l'industrie françoiseChapitre 133 sur 138 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

riture des hommes et des animaux , il nous reste à parler des fruits , des légumes frais , et des fourrages :

Nous trouvons que l'évaluation que nous avons faite des fruits et des légumes dans le chapitre précédent, présente les résultats suivans :

Fruits 64^620,900 fr«

Légumes frais 196,800^000

Quant aux fourrages , je ne vois qu'un moyen d'en apprécier la production et la valeur , c'est de supposer tout à l'état sec , et de calculer ce qu'il en faut alors pour les besoins des animaux qui en font à peu près leur unique nourriture. JNous ne nous occuperons point ici de l'avoine , parce que nous en avons précédemment estimé la consommation.

La seule différence qu'il y ait entre l'herbe fraîche broutée sur place et l'herbe sèche consommée dans la bergerie ou l'écurie, c'est que la première contient beaucoup d'eau, et qu'il en faut en général quatre fois plus en poids que de la seconde pour fournir la même quantité de substance alimentaire ou nutritive : ainsi huit livres de fourrage frais représentent tout au plus

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deux livres de fourrage sec, et les animaux qui mangent l'un ou l'autre, prennent dans les deux cas la même dose de matières nutritives. La paille qui est' aussi employée à la nourriture fait seule exception à ce principe : dans l'état où on la récolte, ce n'est plus qu'une tige ligneuse dont les sucs nourriciers ont été épuisés par la formation du grain ; elle sert à lester l'estomac des animaux, et ne contient que le cinquième du principe nutritif que. présentent les autres fourrages secs.

Ainsi en évaluant à un poids de 8 kilog.

la quantité moyenne de fourrage nécessaire pour la subsistance d'un cheval ; à I2| celle des boeufs ; à 9 celle ^es vaches , et à i celle des moutons, nous pouvons dresser le tableau suivant (i) :

(1) Nous ne portons la nourriture du cheval qu'à 8 kilogrammes , parce que l'avoine forme généralement une partie de sa ration.

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