CHAPITRE VI
Du Commerce de la France avec les Deux-^
Siciles.
Le territoire de Naples et celui de la Sicile, si fertiles en productions de toute espèce, ont présenté dans tous les temps de grands avantages à notre commerce : ils fournissent à la fois de grandes ressources pour nos subsistances , et beaucoup de matières premières pour nos manufactures.
La France peut extraire de ce royaume des blés, des légumes, des fruits, du chanvre, du coton, de la laine, de la soie, de l'huile, de la manne, du soufre, etc. Ces divers objets forment les principaux articles de son commerce avec nous, et chacun d'eux établit entre les deux nations un moyen considérable d'échange, comme on peut en juger par le tableau ci-joint.
Objet»
d'importation en France.
An. 1787
An. 1788
An. 1789
Blé et autres grains.
Légumes
Fruits
Chanvre. .••••...
Coton
Laine
Soie
Huile
Manne
Soufre
fr.
2QQ,3oO 200,300
465,3oo
i>a58,5oo
fr.
fr.
i,i56,ooo
Il résulte de ce tableau que le blé , la laine , la soie et l'huile sont les principaux objets que lesDeux-Siciles fournissoient à la France: si nous y ajoutons quelques articles de peu d'importance qui entroient dans les cargaisons , nous aurons le résultat suivant pour les trois années que nous avon»
prises pour terme moyen.
Total des importations en France.
En 1787 14.614,600 fr.
La France soldoit en grande J)artie ces importations par sa draperie fine , ses cuirs