CHAPITRE X
Du Commerce de la France avec la Suède.
Nous avons déjà observé que les nations du nord présentoient à notre commerce beaucoup de produits que le bas prix et leur qualité supérieure nous faisoient recher^ cher. Quoique la Suède n'offrît qu'un petit territoire, en comparaison de celui de la Russie, nos relationsy ont été constamment presque aussi considérables; et elles pourront devenir plus étendues , par la réunion de la Norwége, dont les bois et le produit des pêcheries forment de grands objets d'exportation.
- Le gouvernement françois a senti , dans tous les temps, tpute l'importance du commerce de la Suède avec la France, et il n'a
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négligé aucun des moyens qui pou voient unir les deux nations par des relations amicales.
Le traité conclu en 1 741 ^ et la convention .c^nfirmative, du mois de juillet 1784 , nous accordoient l'entrepôt deGothembourg pour le commerce et la navigation dans le nord. À cette même époque, la cour de Versailles ^ sentant le besoin de donner à nos vaisseaux leur direction vers ces mersdifficiles, accorda des privilèges pour cette navigation , et elle consentit àadiûettrcà l'entrepôt, pendantsix mois , toutes les marchandises du nord apt^, portées par des vaisseaux François , avec la faculté de les exporter sans payer aucun droit.
Ces encouragemens , qui paroissoient devoir donner de l'activité à notre commerce et faire prendre à nos marins l'habitude des mers du nord, ne produisirent point l'effet qu'on en attendoit.
Le commerce entre la Suède et la France s'est constamment borné à échanger les productions des deux pays : le seul article des fers et aciers a formé plus de la moitié de nos importations, et celui des vins et '^■■' eaux-de-vie a fait au moins le tiers de nos
exportations; les denrées coloniales étoient en Suède , comme dans presque tous les états