‹ De l'industrie françoiseChapitre 64 sur 138 · CHAPITRE XIX. EU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX. EU

merce^ne sauroit donc employer trop de précautions pour y assurer et faire respecter ^*es relations , et le gouvernement ne pourra jamais montrer trop de sagesse dans le choix de ses consuls qui doivent les protéger et les garantir.

Comme les diverses échelles du Levant et de Barbarie forment, pour ainsi dire , autant d'états séparés , soit par les productions qu'on peut en extraire , soit par les produits qu'on peut y importer , nous croyons devoir en parler séparément.

Les échelles du Levant sont au nombre de douze : Constantinople , Smyrne , Salonique , Andrinople , la Morée , Chypre , Alexandrette et Alep , Seïde , Sainl-Jeand'Acre , Tripoli de Syrie , Alexandrie et le Caire.

LeséchellesdeBarbariesontTripolideBarpdLtie, Tunis , Alger , et les ports du royaume de Maroc ; nous pourrions y joindre la Calle, Bonne et le Colo qui, autrefois, formoient les concessions de la compagnie d'Afrique.

CowsTANTnroPLE. Cette ville n'offre en général qu'une consommation locale , mais elle est considérable par rapport à sa popu-

latiou et à la résidence du souveraÎD :4es draps et les étoffes de soie en or et en argent y formoient les principaux articles de notre commerce ; les autres objets étoient les bonnets - gasquets , les papiers, le sucre, la cochenille , Findigo, les drogueries et le café.

Les draps étoient Tendus ordinairement à des corps de drapiers grecs ou à des Juifs ; notre commerce y avoit établi une caisse de garantie dans laquelle on versoit trois pour cent de la valeur des draps pour la sûreté des ventes ; cette caisse fournissoit aux frais de régie, et servoit à couvrir les négocians des pertes qu'ils éprouvoient par les faillites; le surplus étoit réparti^ à la fin de chaque année, entre toutes les maisons françoises , au prorata, de ce que chacune d'elles y avoit déposé. Lorsque cette caisse fut supprimée, les Grecs et les Juifs se réunirent pour ne présenter qu'un seul acheteur et se partager ensuite les draps; mais l'ambassadeur françois déjoua cette intrigue et obtint un firman qui défendoit ces sortes d'associations sous les peines les plus graves.

Nos exportations de France à Constantin

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