CHAPITRE I
céréales, présente aujourd'hui, sur plusieurs parties de la France, une succession non interrompue de récoltes qui enHchissent l'agriculteur ; et cette méthode ne peut pa& tarder à devenir générale.
Les esclaves de la routine diront, péilt-.
être, que ce système d'agriculture tehd à diminuer la production dés céréales ; noua pourrions leur répondre par l'exemplie Ae tous les pays où la doctrine deû assolehiéhs est suivie ; mais nous nous boi*netotis à observer que l'agriculteur, au lieu d'obtenir, de ses récoltes , le chétif résultat de quatre \ cinq grains poul* un, en retii^ëta constamment dix à quinze.
L'établissement des prairies artificielles a enrichi, de nos jours, l'agriculttirie fràiiçoise ; ces ' prairies fournissent une nourriture abondante pour les bestiaux , ce qui donne le moyen d'en élever un plus grand nombre ^d'augmenter, par conséquent, les engrais,. et de multiplier les labours; elles donnent le temps à l'agriculteur d'améliorer les autres terres, en attendant qu'il puisse défricher celles qu'il a mises en fourrage; elles ameublissent et engraissent f la terre, et la disposent à recevoir des
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semences de céréales , sans le secours d'aucun fumier.
L'art de l'agriculteur consiste donc à multiplier les bestiauîc ; car, avec des be&tiaux, il a des engrais ; avec des engrais, il a des récoltes : la dépouille de quelques-uns de ces animaux et la chair de plusieurs autres, forment encore pour lui une source de produits toujours renaissans. Mais , sans fourrage, ce beau système croule, et le cultivateur vit, dans ses champs mal fumés et mal labourés , comme dans un dé* sert
Qu'on parcoure les campagnes où le régime des prairies artificielles est établi, pour les comparer à celles où il est encore inconnu , on sera frappé de la différence : dans les premières , le sol est couvert en entier '<le riches produits, et les animaux y sont nombreux et bien portants ; dans les autres, la terre paroit frappée de stérilité; de chétives récoltes fournissent à peine à la subsistance des babitans , et quelques bétes à laine errent sur des terres arides.
Un principe incontestable en agriculture, d'après lequel le cultivateur doit diriger constamment sa conduite , c'est qu'une plante