‹ De l'industrie françoiseChapitre 83 sur 138 · CHAPITRE 1. l5l · texte numérisé non relu

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culture , et a contribué à en perfectionner toutes les branches.

La France touchoit déjà au moment d'être affranchie à jamais de l'importation des laines fines; elle possédoit plusieurs millions de mérinos purs ou métis , et arrivoit, par une progression rapide , à une amélioration générale, lorsque le décret du 8 mars i8ii est venu paralyser, tout d'un coup, cet te belle branche d'industrie. Au lieu de laisser agir les propriétaires et de s'en rapporter à leurs intérêts, le gouvernement à voulu s'interposer entre eux , et opérer pour son compte ; dès lors il est arrivé ce qui arrive toujours lorsque l'autorité quitte le rôle de protecteur pour jouer celui de producteur; le découragement s'empare du particulier qui est forcé de lutter contre le gouvernement , et son industrie s'éteint Un gouvernement éclairé peut livrer les premières semences d'une industrie et en protéger la culture ; mais là se bornent ses fonctions (i).

(i) L'article du décret du 8 mars i8i i > qui défend , sous des peines sévères', de châtrer ceux des agneaux mâles qui , par-leur forme , leur taille , leur organi*

l5a DE L'iirDITSTRIE FRANÇOISE.

Cependant quelques propriétaires zélés ont lutté , avec persévérance et par des sacrifices , contre les mesures désastreuses de l'autorité ; ils sont parvenus à conserver le précieux dépôt que vingt-cinq années de travaux nous avoient acquis ; et lorsque la m^tnie de tout régir a cessé , et que la liberté s^ été rendue à cette industrie , la propagation des mérinos a repris sa première marche.

Le nombre prodigieux des mutations qui ont eu lieu, depuis trente ans , dans les propriétés , et la création d'un plus grand nombre de propriétaires , ont dû naturellement contribuer à l'amélioration de l'agriculture : une longue expérience nous a appris que \^ nouveau possesseur d'une portion quelcx).nque de terre en soigne la culture avec plus d'ardeur que l'ancien ; il cherche à en augmenter le produit , et- n'épargne rieu pour y parvenir ; il défriche tout ce qui lui pai^oit susceptible de culture ; il plante

sation vicieuse , et la mauvaise qualité de leur laine , ne doivent pas. servir à la propagation , laissera une idée peu avantageuse des lumières du gouvernement de 1811 sur cette partie importante de Tagriculture.

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