‹ De l'industrie françoiseChapitre 87 sur 138 · CHAPITRE I. l6l · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. l6l

kilogrammes de marc : ainsi 5o,ooo hectares peuvent fournir le sucre nécessaire à la consommation de la France , engraisser, avec les résidus et les feuilles des betteraves, plus de soixante mille bœufs , ou nourrir, pendant l'hiver, un million de bêtes à laine, et donner du travail à vingt ou trente mil]^ personnes de tout âge. La vente du sucre répandroit dans les campagnes au moins 4$ millions de francs, et l'engrais des bestiaux y verseroit encore six millions. Il est difficile de trouver une culture qui présente plus d'avantages : ce résultat est déduit d'une expérience rigoureuse suivie pendant six années consécutives.

Cet objet me paroît mériter, de la part dji gouvernement , une attention toute particulière ; il doit, surtout, bien se garder d'étouffer cette industrie dans son berceau, par dés mesures fiscales; la moindre crainte, à cet égard, en arréleroit de suite les progrès ; tnais , pour peu qu'il inspire de la confiance aux personnes qui voudront s'y livrer, cette industrie s'établira d'ellemême, elle se développera, et, d^ttis quelques années, la France trouvera dans ses produits des ressources inépuisables.

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