FARINE DE MAÏS
Buslirli, Dolliit».
En outre, des quantités considérables de seigle, de farine de seigle, et d’autres grains, de légumes, de bi.scuit de mer, ont été exportées cette même année.
La production du blé aux Élals-Unis était considérée par les agriculteurs anglais comme une concurrence redontahle. Mais ces craintes étaient beaucoup exagérées.
iii; i.’iMHsriiiE moderm:.
H’après M. Mac Cullocli, ra^tricultiue sérail encore très ai riéréc aux Étals-Unis comme science, et m^me comme art. Dons loules les conlrées où, romme en Amériipie, les terres inoccupées peuvenl êlic acquises pour un prix presque purement nominal, la pralicjue invariable consiste, après avoir ilérricliè la terre, à obtenir une série de récoltes jusqu’à ce (|uc le sol soit épuisé, puis de faire de même sur une nouvelle portion de terrain, abandonnant celui qui a été épuisé à l’aetion réparatrice de la nature.
Mais dans les Étals de l’Ust, où les élablissemenls datent il’iine époque ancienne et où les terres sont loules occupées, le système ordinaire de culture est suivi, et les rotations et la lu mure du sol sont eu usage. Cependant, même dans les districts les mieux cultivés, ragricullure est encore arriérée , et, à l’exception des terrains d’une qualité très supérieure, la production est faible, comparée à celle qui est obtenue en Angleterre.
D’après un rapport présenté par la « Siale Agricullural Society », la production du grain par acre dans TUtal de New-York, et la production par acre on Angleterre, seraient dans les rapports suivants ;
Froinenl li IdisIipIs 30 ou 32
ürfi'C 10 32
Seigle 2(i 10
Mnïs 2*» n
Il résulte de ces cbilTics, (pie la production par acre .-était en Angleterre environ deux Ibis aussi coiisidé-
PRODUIS AGHICOI.IS.
ral)le que dans l’Elal de New- York qui possède, cependanl quelques-uns des meilleurs lerrains à blé. Dans r01iiü,que l’on considèi’e comme le pluspruduclirde tous les États, le résultat est le même (i). Il n’est pas douteux c|ue ce rendement pourra être auffinenté, mais on n’obtiendra ce résultat que par l’emploi de capitaux plus considérables et plus de soins donnés aux cultures.
En résumé, si l’on estime la moyenne de la production aux États-Unis de 15 à 16 busbels par acre, ou ne sera pas au-dessous de la réalité.
La laculté productive du blé aux Etats-l iiis a donc été beaucoup exagérée; mais, ajoute .M. Mac Cullocli, il n’en est pas de même pour son pouvoir productif en mais. L’importance que l’exportation des céréales a acquise dans ces dix dernières années aux Etats-Unis, est due surtout à lu disette des pommes de terre (2).
En Espagne, l’exportation du grain a été longtemps prohibée sous les peines les plus sévères. .Mais, à partir de 1820, le grain et la farine sont libiement exportés. Les diflicullés de transport sont telles, que l’exportation du grain de l’Espagne est très limitée, les provinces qui le fournissent étant la plupart situées à l’intérieur. • Si les moyens de transport étaient perfectionnes , si le cultivateur trouvait la sécurité, dit M. .Mac-Culloch, l’Espagne ileviendrait bientôt un des principaux lieux d’exportation. La Vieille-Castille, Léon, l’Estramadure et la portion
(I } Mac CuUucli, lor, cil., |>. 449.
(.*! Idem, il/iil.
DK l.'lNDUSIHIK MODKRMC.
<lc l’Andalousie au sud et à l’est de Séville, sont parmi les plus belles contrées à grain de l’Europe, et pourraient en produire d’immenses quantités; mais, en partie à cause de l’état de troubles presque continuel du pays, en partie à cause aussi de l’absence de marcbé pour la vente de leure produits, on peut presque dire qu’elles ne sont pas cultivées du tout. Et cependant leur fertilité naturelle est telle que, dans les bonnes années, les paysans ne récoltent que les champs les plus rapprochés des villages (l). » D’assez grandes quantités de grain sont importés sur la côte est de l’Espagne, entre autres de Marseille, et en partie par contrebande.
Bien que la Sicile soit déchue de son ancienne fertilité et de l’abondance de sa production, elle produit cependant toujours un excès de grains qu’elle ex|»orte dans les parties les moins fertiles de l’Italie, et ses blés font concurrence à ceux d’Odessa dans les ports de Naples, de Gènes et de Livourne.
Livourne est un grand entrepôt de grains de la mer Noire, les navires chargés de grains pouvant débarquer leur cargaison sans être .soumis aux règlements de la quarantaine. La Toscane ne suffit pas toujours à sa consommation propre. Gènes est aussi un entrepôt de grains; les navires chargés de blé y jouissimt des mêmes avantages que dans le port de Livourne. La contrée environnante est peu productive en blé, mais une grande partie du grain qui arrive est cependant réexportée. Il y a rarement
(I) Mar Cullodi, lac. cil., \" Corn I.aws .iiitl Corn Traiir, p. *47.
PRODUITS AGRICOUKS.
IM
moins de 100 000 quarlers de blé en magasin dans les deux ports de Livourne et de Gênes, et même quel(|ucibis plus.
M. Mac Cullocli croit que la consommation des différentes sortes de grains en Angleterre peut être estimée comme il suit :
PAR I.ES BOMHES
Qiurleii (1). TuUl eu qaaiteti
Fromenl 16 000 000
Seigle, avoine et méteil 10 000 000
Orge pour le malt, el aliment. ... 6 000 000
Fève» et pois, en Tarine I 000 000
PAR I.E.S ARIRAUX.
Grains (principalement avoine), fèves et pois employés comme nourriture des chevaux et d'autres animaux, pour la distillation , les manufactures, etc * 16 000 000
Total de la consommation t9 000 000
Si l’on déduit de ce chiffre l’importation annuelle des graines étrangères, estimée à 7 millions de quartei's, on aura h'2 millions pour la consommation fournie par la contrée. H]n ajoutant le chiffre de la semence, M. Mac Culloch arrive üt 5ü millions de quarters pour la moyenne de la production totale de toutes les sortes de grains dans la Grande-Bretagne.
Nous joignons ici un tableau de la consommation du
(I) Uequarter est égal à 3,82 hcrtolilres.
DK I.’tNDlSTniK MOOEItNK.
grain élranger en Angloti'rre dans Ins six années dn 1<Sf)3
Kri>mri>( Oi ge
elfdiiur. rtfiiiMie. Si'igli-. Mai&.
1853 6il2 0l(i «2*053 1012 160 1 5K1 791
1854 * 370 852 548 !MS 1 (107 «37 t 315 313
Jusqu’à l’année 18A6,nn droit était imposé sur loiites les céréales provenant d une contrée étrangère qui entraient en Angleterre; ce droit était réglé d’après le prix du lilé à rintcrieur, s’ahaissant en sens inverse de l’élévation du prix, et s’élevant lorsqu’il diminuait.
Cette graduation dans les droits, encore en vigueur en France, est nommée l’éclielle mobile. .M. Mar Culloeli fait ressortir tous les inconvéïiient.s que présentait ce système. Ainsi un marchand achetait à l’étranger ilu hlé lorsijue le prix en Angleterre était, par exemple, de 04 à 65 shillings le qiiarter; si le prix du hlé s’abaissait à 00 shillings, il perdait 0 shillings, savoir, 4 shillings par la baisse du prix et 5 shillings par l’élévation du droit. Le inénie marchand pouvait, il est vrai, obtenir des bénélices considérables s’il y avait élévation des prix, mais ces écarts sont en dehors de tout commerce normal, cl leur conséquence était, en définitive, d’entraver les transactions, le commerce ne pouvant d('*pendrc de telles lluctualious. D’un autre côté, la spéculation amenait des prix anormaux, les détenteurs conservant leurs blés jusqu’à ce
l'RUDlIlIH AGBlCOl.tS.
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que, les prix ayaiil au^aneiilé, le ilroil s’abaissant, ils le vendaient avec d’immenses hénéfices. C’élail, en un mol, ajouter un élément de plus à ces llucluations dans les prix du grain déterminées par l’abondance ou la randé des récoltes.
A la suite de discussions restées célèbres, le gouvernement anglais décréta llabolition de ces entraves, et à partir du 1'"' lévrier IS^I), tons les droits précédemment établis furent supprimés et ïamenés à nu droit fixe de 1 sbilling par quarter sur les grains, et de hil'l deniers par lOü livres de farine de toutes sortes.
Les faits se sont cbargés de démontrer l’ellicacité de ces mesures libérales.
Ce qui happe surtout lorsqu’on parcourt les documents olliciels c’est que la (juantité de céréales produite à l’intérieur, loin d’avoir subi une diminuliou, s’est au contraire accrue, et les prix n’ont pas l«ussé.
En Angleterre, le tiers de la consommation totale du grain est consommé par les animaux, par la distillerie et les manufactures ; les aliments sont devenus communs, l/abondance du grain délerminée par l’imporlalion a généralisé son emploi, et l’agriculteur anglais a trouvé pour lui-méme des débouchés nouveaux.
Si l’on consulte les publications ortieielles indiquant le prix du blé en Angleterre, on verra qu’il est à peu prés loujoui"s au même taux.
DK l’industrie MOOKR.NK.
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IroRlpnt. rrumenl.