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DES MOYENS DE COMMUNIQUER I.A PENSÉE. 55.J

qui sont d’une vogue univeisclle ; il enveloppe chaque paquet, et fournil la corde avec laquelle ils sont altacliés. lin pièce carrée, il sert conniie mouchoir de poche. Dos feuilles pressées ensemble cl laquées forment des chapeaux. Le papier japonais csl de toutes les consistances, épais, grossier et plein d’impuretés, ou plus fin et plus transparent que le plus fin tissu, mais toujoui's parfaitement fabriqué (1).

Le pajiier, au Japon, est préparé avec de l’écorce du mi'irier. Les plu^ jeunes branches fournissent le papier le plus blanc. Le procédé consiste à faire bouillir l’écorce, à la passer é travers un tamis ; puis elle est mélangée à du riz. La substance pilleuse est alors étendue soigneusement en feuilles, qui sont pressées entre des planches et placées au soleil pour les durcir et les sécher. 11 est difficile de déchirer ce papier contre le grain ; de fines bandes, tordues dans la direction opposée, forment des cordes solides et commodes.

IMPR IMERIE.

11 est nécessaire de s’entendre sur l’expression imprimer. L’empreinte d’un cachot sur la cire est une im|iression ; l’empreinlc de caractères sur des briques, comme on en trouve si fréquemment en Égypte et en Assyrie, est également une impression.

.M. iH^yard dit que le mode le plus commun de tenir

(I) Oliphant, t. U, p. IS2.

I)i; l.’l\»t;STIilL MODEIINE.

(les l’fîj^islros on Assyrie el à lîaliyloiic, ôlail sous lornie (le l)ri(|iics, tuiles, ou eyliiuli'os d’arifile, cuits après (]ue rinscription avait (•te inipriiuiïo. Tu »raiul nomine de rouleaux si'inldaldes oui été trouves. Quelipies-uns sont des cylindres parlails, d’autres en forme de barils, d’aulnes lé^'èreinent courb('“s en dedans.

L’usape Iiabituel de ces objets est inconnu, (juebiucs personnes croient (pie ce sont des re};i>tres ou transactions pei-soimelles. D’après la forme du plus grand nombre, el en raison de celte circonstance ipie les caractères ipi’ils portent sont invariablement gravés ou 'mprinu’“s dans l’ordre où ils doivent (Hre lus, et non pas renversés, ils n’èlaient pas destinés à multiplier les impressions sur des surfaces molles, comme c’cîst le cas pour la gravure ou l’imprimerie i l).

Il est curieux (juc des peuples aussi ingénieux (jiie les Grecs, au.ssi imitateurs (juc les Uomains, n’aient laissé prestpie aucun vestige de la pralirpie de cet art, surtout lor.sipic nous considérons combien leurs manufactures do poterie étaient avancées. Dn exceptant quelipies misi*rables dessins en crmix sur des spécimens grossiei*s, il n’est pas d’apparence ipie d’autres pimples aient eu une idée semblable.

Il existe cependant au Mus('-e britannique de nombreux objets montrant combien on peut s’a|)|)rocber d’une découverte inqiorlante, el la négliger cependant. Ce sont des timbres de dimensions variées, ayant à leurs

(I) Encyclopœdia Brilannica, t. XVIII, p. 520.

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OES MOYENS DE COMMOMQUKH I.A PENSf;E. 5:»;»

facps (les inscriptions en caractères en relief renversés. La nialière est <Jc lironze. Un de leur usage a été probablement d’a[)pli(|uer rinscri[)tion sur une matière molle; mais l’application la plus commune surtout des petits spécimens a été évidemment iVimprimer les inscriptions sur des surfaces, à l’aide de couleurs. On a prétendu i]u’ils servaient h imprimer les enveloppes des marchandises. Il est évident (pie c('s timbres n’étaient pasdestim'isà imprimer des surfaces molles, les caractères en creux eussent été préférables. La surface était recouverte d’encre ou de couleur et servait a imprimer sur une surface. Le relief s’imprimait renversé. C’est justement là le principe de l’imiirinierie avec les types. Il est singulier que les anciens n’aient pas appliqué ce système à graver des phrases comidétes sur des [danebes, et de là les transférer sur papier ; meme se fussent-ils arrctéis là.

L’imprimerie des Cliinois, ipii a été pratitpiée avant l'ère chrétienne, n’est pas autre chose. lars types mobiles sont impraticables pour les Chinois, à cause du nombre tro|) considérable de lettres, SO ou lOüOOO caractères, et l’usage des planches à imprimer devient plus aisé et plus expéditif. La planche de bois tendre est sculptée avec la rapidité la plus extraordinaire, et les caractères restent en relief. Elle est ensuite placée sur un cadre, et l’artiste n'couvre le tout, les reliefs et les creux, avec de l’encre, au moyen d’une brosse. Il applique une feuille de papier mince, et passe une large brosse douce dessus avec une telle légèreté que les caractères en relief seuls

t)K l/CNDLSTRIE MODEIl^^:.

s’impriment sur la lenille. La rapiililô avec laquelle celte opération est exécutée est inouïe. Le péie du Halde prétend qu’un honiinê imprimait *2000 feuilles en un jour; mais on sait aujourd’lini qu’un homme im|)i ime jusqu’à 700 feuilles par jour. La feuille n’est imprimée que d’un côté, mais elle est disposée dans le livre de manière qu’on ne voie pas le côté blanc. L’imprimerie des Chinois, inventée plusieurs siècles avant la nôtre, ne ressemble donc en rien à l’art moderne. L’empereur de la Chine a des lyi)cs de cuivre ; mais le nombre nécessaire est si grand, 00 000, que la composition est presque impraticable.

Peut-être, ainsi (jue le remarque .M. Mac Cullocb, l’invention du papier devait-elle précéder celle de l'imprimerie. Le procédé des Chinois eût été impraticable sur le papyrus ou les peaux. Le papyrus est cassant cl ne pourrait recevoir l’empreinte du caractère en relief, qui fait céder le papier sans le briser.

De toutes les nations, la Chine semhlo donc avoir les meilleurs droits à l'invention de la gravure sur bois; leur imprimerie n’est autre chose, en effet, que de la gravure en relief. Quant à l’époque où la gravure sur bois fut premièrement pratiquée en Europe, les opinions varient considérablement. On s’csl demandé si elle nous est venue des Cbinois, ou si nous l’avons inventée nousmêmes. On a supposé que les Vénitiens reçurent cet art des Cbinois à une époque reculée.

M. Oltley (1) examine celle question ; il prouve que,

(1) The Origin and early llislory of Engraving, by William Younfc OUlcy, A. S. A. London, t$l6.

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