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COMBUSTIBLES MINERAUX

L’origine îles couches île houille, d'anlhracile, de lignite, se trouve sans aucun doute dans l’accumulalion de débris végétaux entraînés par les eaux mouvantes, puis ensevelis lors des convulsions qui ont déchiré la croûte terrestre. Ces dépôts de matières végétales ont eu évidemment lieu à une époque où la végi'Jation avait un développement qu’elle est loin d’atteindre aujourd’hui. 11 existe plusieurs théories pour expliquer la transformation des matières végétales en houille. La houille serait le résultat de dépôts aqueux, comme il s’en forme journellement à l’embouchure des rivières; ou bien elle serait le produit d’un amas de plantes herbacées, comme dans les tourbières; une chaleur considérable serait intervenue ainsi qu’une pression énergique; la fermentation meme aurait joué un rôle dans la formation de la houille. Des causes variées ont dû intervenir dans la formation des combustibles minéraux. Les houilles sont loin d’ètre partout identiques : l’anthracite, le lignite n’ont évidemment pas été formés de la même manière que la houille ordinaire, la houille grasse que la houille maigre, etc.

Les combustibles minéraux sont extrêmement riches en

DE l’industrie MODERNE.

éléments de combustion ; ils produisent en même temps de la chaleur et de la lumière. Lorsque la houille est privée, par la distillation ou par la chaleur en vase clos, des parties volatiles, il reste un véritable charbon qui est du coke, et qui correspond au charbon de bois, mais qui brûle difficilement cl seulement en masse.

On le voit, l’analogie entre la houille et le bois est grande; dans la pratique, elle le remplace complètement comme moyen de produire la chaleur.

La date précise à laquelle la houille commença à être utilisée est très incertaine. Ce minerai devait être connu, si même il ne fut pas en usage dans les contrées où les dépôts sont A la surface du sol et exposés à la vue. 11 n’existe de houille ni en Grèce ni en Italie, et rien ne prouve que les anciens l’aient utilisée comme combustible. Quoique, d’après quelques autorités, la houille ait été employée en Angleterre dès le ix' siècle, elle ne paraît pas avoir été utilisée d’une manière régulière avant le commencement du xiir siècle. En 1281, Newcastle faisait déjà un commerce considérable de charbon, qui était devenu un article d’exportation et s’appelait seacoal.

Au commencement du xiv' siècle, l’usage de la houille s’était considérablement répandu à Londres, où elle était employée par les forgerons, les brasseui’s, les teinturiers, les savonniers. Le parlement se plaignit au roi des vapeurs nuisibles que son usage occasionnait, et demanda qu’il fût interdit de se servir de houille comme combustible. Malgré des décrets sévères rendus à plusieurs reprises pour défendre l’emploi de la houille, son

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COMBUSTinr.ES MINÉRAUX. 267

usage devint g(5ncral à Londres sous le régne de Cliarles I".

La première indication de l’emploi de la houille, en Belgique, remonterait à 1198 ou 1500 dans le pays de Liège, où elle aurait été employée comme combustible par les forgerons.

L’époque de l’emploi de la houille en France est très incertaine; son usage commença en 1520 à Paris. La houille consommée venait des houillères de Newcastle.

L’importance du charbon comme combustible se flt sentir d’abord en Angleterre, à l’époque où une demande considérable de bois pour les constructions navales amena la défense d’employer des gros bois pour la fabrication du fer, et entraîna même des mesures dans le but d’entraver cette industrie. Les plaintes au sujet de la destruction du bois de construction se renouvelèrent, de sorte qu’en 1637, l’exportation sans licence du fer fut défendue, et de nouvelles entraves furent apportées à la coupe des bois. Mais, malgré ces mesures, le mal continua, et les plaintes au sujet de la destruction des forêts par l’industrie du fer furent telles , qu’on commença à considérer la ruine des usines à fer comme moins préjudiciable que la perte presque complète des forêts. A cette époque, les deux tiers du fer consommé en Angleterre étaient importés. Cet état de choses attira de nouveau l’attention sur le procédé de fonte des minerais de fer parla houille, de lord Dudley, et en 17A0 environ on obtenait déjà du fer dans quelques usines avec du charbon minéral, d’une qualité presque égale à celle du fer obtenu par le bois. A partir de ce moment, la consomma-

268 l)K L’iNDUSTniK MODERNE.

lion de la houille dans la fabrication de la fonte de fer augmenta constamment, et son usage se répandit peu à peu dans les differentes parties du continent.

L’invention de Cort, par laquelle la fonte de fer peut être convertie en fer malléable par le charbon minéral, donna un nouvel essor la fabrication du fer et à l’emploi dès lors exclusif de la houille dans la métallurgie du fer. Aujourd’hui, la production annuelle de la fonte dans la Grande-Bretagne est de 3 500 000 tonnes. Supposant qu’il faille trois tonnes de bouille pour la production de chaque tonne de fonte, la consommation de charbon serait, pour cette industrie seulement, de 10 500 000ionncs par an. A ces chiffres il faut ajouter G 000 000 de tonnes de houille employée à la conversion de la fonte en fer forgé.

On constate de plus en plus l’usage général de la méthode anglaise de fabrication du fer par remploi du four à réverbère, dit M. E. Baimbaux (I) dans son rapport sur la métallurgie du fer. Non-seulement il s’est créé assez récemment de nouveaux centres de fabrication à la bouille, parmi lesquels la Prusse rhénane occupe un rang éminent; mais aussi on constate une dillércnce de moins en nnoins tranchée entre les qualités et l’emploi industriel du fer obtenu au bois ou à la bouille. 11 parait établi qu’avec des minerais convenables cl beaucoup de soin dans l’opération du puddlage, on peut obtenir, par le traitement des fontes au coke, des fers de li és belle qualité, propres à tous les usages. Plusieurs usines françaises,

(1) Rapport du jury de 1855.

COMBUSTlDLt:) MINÉRAUX.

belges, anglaises el pnissiennes, présentent à cet égard des résultats remarquables.

L’usage universel des machines h vapeur devait donner au combustible minéral une importance qu’il était impossible de prévoir, et transformait tout h coup un produit brut presque sans valeur en un objet de première nécessité pour une nation industrielle. C’est une chose vraiment curieuse, que la machine à vapeur el les chemins de fer aient été imaginés d’abord uniquement en vue de l’extraction des minerais des mines, et que ce soient justement la machine à vapeur el les chemins de fer, appliqués à un tout autre but, qui aient donné au charbon minéral et aux minerais de fer leur importance et leur valeur la plus consi dérable.

L’exploitation des mines de houille, qui avait été conduite jusqu’alors avec peu de soin, a fait, dès les premières années de ce siècle, de grands progrès en Angleterre. La lampe de Davy permit l’exploitation do mines qui avaient été complètement abandonnées. Les machines à vapeur pour pomper l’eau, pour monter le charbon à la surface, enfin l’usage de la locomotive el des chemins de fer, ont transformé cette industrie. Aujourd’hui la quantité de houille extraite annuellement alleinl un chilTrc extraordinaire.

11 serait très intéressant de connaître exactement la quantité de houille répartie sur les divers points du globe : non-seulement de connaître les lieux où elle se trouve, mais encore d’avoir approximativement une idée de la quantité qui en existe sur ces différents points.

DE L’JÎSDUSTRIE MODERNE.

Aujourd’hui, en eiïet, la houille joue un rôle immense, non-seulement dans l’industrie, dans le chaufl’age, mais encore dans les voyages, les transports sur terre et dans la navigation.

Si la quantité de la houille était limitée, bornée à quelques dépôts de peu d’importance, nous serions insensés de consommer ces ressources sans chercher à les entretenir ou à les renouveler. Mais toutes ces craintes sont vaines: les ressources sont presque inépuisables ; les dépôts de houille suffiront, dit-on, à la consommation de deux mille ans, et d’ici là, la part de l’imprévu est assez grande pour que nous n’ayons pas aujourd’hui à nous préoccuper de semblables questions d’avenir.

Les bassins houillers sont inégalement répartis sur la surface du globe. De toutes les contrées, la plus riche en charbon minéral est l’Amérique septentrionale, au centre même des États-Unis ; richesse jus(|u’à ce jour peu exploitée, sorte de réserve pour l’avenir. 500000 kilomètres carrés de terrain carbonifère, les 10 11” de la superficie houillère du monde entier, appartiendraient, dit-on, à la itartie nord de r.\mérique, le sud ne contiendrait que des bassins de peu d’importance (I). L’extraction du charbon en Amérique ne serait actuellement que de 180 000 000 de quintaux métriques, hindis que celle de l’Angleterre est plus que quadruple.

Ap rés l’Amérique vient l’Angleterre proprement dite, et l’Ecosse. L’Irlande ne possède pas de bassin houiller.

La houille est concentrée sur quelques points en An-

(I) Diclioniiaire du commerce, art. Hoi’ille, p. 320.

COMBUSTIBLES MINÉBAUX.

plelerrc. Ainsi (oulu la partie méridionale de l’île en est coinplélement dépourvue. La presqu’île du Cornouailles, si riclieen minerais de cuivre, d’étain, en kaolin et en argile pour les porcelaines, est complètement privée de houille. Le premier bassin qu’on rencontre en s’élevant au nord, est le bassin du pays de Galles, immense dépôt de houille dont la richesse est considérée comme presque inépuisable. C’est dans le sud du pays de Galles que les minerais de cuivre et d’étain du Cornouailles sont fondus; c’est là généralement que les minerais de cuivre de l’Amérique du Sud, de l’ile de Cuba, de l’Australie, et les minerais d’argent de l’Espagne, sont fondus et raffinés. Plus au nord existent les bassins bouillers du Staffordsbire, où les minerais de fer des comtés du sud, privés de charbon, sont travaillés. C’est dans les environs et au nord de Oirmingliam qu’existe le plus grand nombre de hauts fourneaux réunis en un même point. C’est également dans le Staffordshire que sont concentrées les fabri- (jues de poteries et de porcelaines. Plus au nord, dans le Lancasbire , Manchester et ses environs possèdent de riches bassins bouillers; il existe aux environs de Leeds et de SbelBeld de riches dépôts de houille. En Écosse, dans le voisinage de Glasgow, se trouvent également d’immenses lits de houille.

Newcastle est le déjiôt houiller le plus important de l’Angleterre. Par sa position exceptionnelle , il est en communication facile avec la mer, sillonné par de nombreux cours d’eau aboutissant à des ports d’embarquement. C’est de Newcastle que s’exporte la plus grande

UE I.’lXDlSriUE MOUEUNE.

parliü (le la houille de la Grande-Bretagne; c’est de là que provient toute la houille consommée à Londres.

La quantité de charbon extrait en .Angleterre s’est élevée, en 1858, à 05 008 649 tonnes, d’après M. Huiit (1).

La quantité de charbon, de coke et d’anthracite exportés à l’étranger a été, cette même année, de 0 529 489 tonnes.

Les contrées qui ont reçu la plus grande partie de cette

quantité sont :

CuiHOX. C>lkE.

Tonnri. Tuilue*.

Kiance 1 310 831 4 972

Villes liaiiséatiiiues 507 193 13S80

Unneiiiark ' 37 4 352 8 780

Prusse 372 307 30 59*

Italie 371 317 28 032

Hollande 295 178 3 78*

Klals-lnis d'Amérique el ports de l'Allanlique. 28* 809 »

Russie, ports du Nord 270 816 7 590

Espagne et Canaries 267 855 0* 502

Turquie 186 958 6*7

Inde occidentale (non anglaise) 181 810 •

Suède 139 131 9 131

Territoire anglais aux Indes orientales 133 380 11810

Malle 118 531 >

Brésil 107 102 3 51*

Colonies anglaises de l'Amérique du Nord. . . 100 313 391

Norvège 9.1 778 3 305

Portugal, Açores cl Madère 92 312 * 210

Indes ocridenlales anglaises 89 *08 070

Hanovre 77 505 2 819

tgjple 72 1*2 10 575

Belgique 07 0*8 379

f.ibrallar 50 *23 90

Chine 56 006 20

(1) Robert Hunt, Minerai SlalUlks for lhe ytar 1858, p. 137,

coMnusTini.Es minéraux.

Cviuox. CoM.

TomiPf. Tonaef,

Chili 55 4.13 2 625

Élablissemcnis anglais en Australie 41441 2 274

Russie, mer Noire 35 034 842

Algérie 31 255 478

Iles Ioniennes 33 614 »

Possessions anglaises ilu suil de l'Afrique ... . 20 430 >

Pérou 16 533 971

La Rcl”iqufi est Iravcrséc de rmicst à l'esl par des lils de houille considérables, qui s’étcmlenl jusqu’en France. La quantité de charbon produite par la Belgique est très grande, quoiqu’elle ne soit pas comparable à celle produite par rAnglcIerrc.

Le combustible minéral est principalement consommé dans la contrée. L’exportation se répartit de la manière suivante ;

1 439 473 tonnes exportées en France.

197 569 — — Hollande.

14 410 — — Prusse.

7 64 4 — — dans d'autres contrées.

La Prusse possède une partie du bassin qui traverse la Belgique : sur la rive gauche du Rhin se trouve le bassin houiiler de Sarrcbruck. Il existe également en Silésie un bassin houiiler très facilement exploitable. D’autres bassins se trouvent en Saxe, sur le versant nord de l’Erzgebirge, mais ils produisent très peu. Des lignites sc rencontrent dans la vallée du Rhin, entre Coblentz et Cologne, sur la rive droite du fleuve principalement; il s’en rencontre également dans la Saxe, la Thuringe., etc. La progression des mines de houille de la Prusse a été très rapide, l’extraction a presque décuplé durant les trente

DE L'iMDDSntiE MODERNE.

dernières années. Elle s’élevait, en 1858, à 125 000 000 de quintaux métriques (1).

Le Hanovre produit une certaine quantité de houille et d'anthracite. La Hesse électorale, les duchés de Hesse et de Bade fournissent également des combustibles minéraux (A 000 000 de quintaux métriques au plus).

La houille se trouve, en bassins isolés, dans la Bohême. Bien qu’ancienne, l’exploitation régulière des houillères de la Bohême ne date guère que de 1830, époque à laquelle elles ne produisaient qu’un million de quintaux métriques, triplé en 18A2, sextuplé aujourd’hui.

Le lignite forme une longue zone parallèle à la frontière septeutiionale de la Bohême, surtout à gauche de l’Elbe, dans la partie occidentale, où elle a parfois une épaisseur de 20 à 30 mètres.

On arrive, en additionnant la houille et le lignite, seulement au chiffre de 21 010 401 quintaux pour la production totale de l’Antriche.

Un a trouvé du charbon dans plusieurs parties de la domination autrichienne, dans l’Autriche proprement dite, en Hongrie et en Styrie. Mais l’exploitation n’a d’importance que dans le voisinage des rivières navigables. L’abondance des forêts, unie aux difficultés dans les moyens de transport, a entravé l’essor de l’industrie des mines.

La Suède possède des mines de lignite qui sont exploitées, L’anthracite est é|)ars en plusieurs points de la Scandinavie, mais n’a point été exploité jusqu’à ce jour;

(i) Dictionnairt du commtrc$,\’> llODai.E,p. iU.

rOMBlISTIRt.Eâ MINÉRAUX.

au Danemark, il se rapproche enliAremenl de la liouilie. En somme, la Suède manque de comhiislihle minéral.

11 en est de même pour la Norvège ; de même également pour le Danemark. Les îles Feroe sont assez, riches en charbon minéral.

La Suisse offre du lignite et quelques bassins houillers de qualité inférieure.

Le Portugal ne possède que peu de houille, et l’exploitation en est insignifiante.

l..’Espagne renferme plusieurs bassins houillers, dont quelques-uns semblent être d’une grande richesse. Le bassin des Asturies est appelé à un grand avenir métallurgique, par suite de la réunion dans les mêmes parages du combustible et du minerai de fer, et aussi de riches minerais de zinc en plusieurs points de la côte. En 18ôi, la production totale de l’Espagne en combustibles minéraux n’atteignait pas *2000 000 de quintaux métriques, et la consommation ne dépassait pas beaucoup ce chiffre. Sur presque tous les points, le combustible fait défaut à l’industrie et aux usages domestiques. Depuis la mise en exploitation totale de la ligne d’Alicante, le quintal métrique de houille, qui se payait à Madrid 18 francs au moins, ne se paye plus que 10 à H francs, ce qui est encore excessif.

L’Italie possède quelques lignites, mais la production est insignifiante.

En Grèce il existe également quelques lignites.

La quantité de charbon extraite annuellement en Russie est seulement de 1 017 520 mètres cul)es, principalement

DK I.'IMR.STKIK MODKH^K.

dans la ilussie in*‘ridionale ol dans le |>ays des Cosaques du Don. De noinl)reuses veines ont été déi puverles dans la Russie centrale, le Caucnse et la Sihéric.

L'importation du charhon anglais en Russie a été de ^ 830000 mètres cubes. Ce minéral sera bientôt produit en quantité considérable dans la contrée même.

Il existe en France 0*2 bassins bouillers, mais les deux bassins de la Loire et du Nord forment plus de la moitié de la production totale. Les cinq sixièmes des bassins ne jouent qu’un rôle secondaire, bien que quelques-uns soient susceptibles de prendre un assez grand développement industriel (t).

1.ÆS principaux bassins bouillers sont situés dans l’intérieur, et à l’exception de quel«iues points isolés dans le Maine, dans l’Anjou, dans la Vendée, etc. , on ne trouve le combustible minéral qu’à une assez grande distance de la mer. De plus, les bassins bouillers sont placés dans des pays accidentés, et jusqu’à présent, par le manque de moyens de transport appropriés, le parcours du combustible des points de production ju.squ’aux grands centres de consommation est extrêmement onéreux. Aussi, partout où les communications avec l'Océan sont faciles, le charbon anglais est-il surtout employé, malgré les droits protecteurs qui le frappent encore à l’entrée.

Le f>assin /louiller de In Loire est le plus important de la France. En 1852, il avait fourni le tiers de la production franyaise ; en 1857, l'extraction s’est élevée à 21000000 de quintaux.

(1) Dictionnaire universel du commerce et de la navigation, v” Houill e.

COMBUSÏIDI.ES MI^ÊRAL■X. 277

Lo bassin du nord de la France vient imméiHalemcnl après ie bassin de la Loire en importance. Anzin est le centre de cette exploitation. Lo centre houiller d’Aiizin produit actuellement 12 millions de quintaux métriques, c’est-à-dire le sixième environ de l’extraction totale de la France. Le bassin du Nord a produit, en 1857, 19 millions de quintaux métriques.

Dans le bassin du Gard, les mines de houille du Gard eide l’Ardèche sont en pleine prospérité. La production a plus que décuplé en vingt ans; elle est aujourd’hui de 7 A.30 000 quintaux.

On trouve de l’anthracite dans le Forez, dans les Alpes, dans l’Anjou, dans le Maine surtout, où sa présence a changé la face du pays en permettant la fabrication de la chaux en vue de l’amendement des terres.

Le lignite se trouve dans le bassin des Douches-du- Uhône, où il est exploité et consommé principalement à Marseille. En 1857, l’extraction du lignite de ce bassin s’est élevée à 1200000 quintaux métriqnes.

« Le lignite, dit l’auteur de l’article Houille du Dictionnaire universel du commerce, est, jusqu’à présent, le seul combustible dont il soit possible d’espérerla présence dans le nord de l’Algérie, où aucun lambeau de terrain houiller n’a encore été constaté; tout imparfait qu’il est généralement, le lignite rendrait de grands services dans un pays (jiii manque de bois sur une grande étondue et est obligé de tirer d’Angleterre la houille dont il a besoin (l). »

(I) On trouve duns lu Dictionnaire unioersel du commerce, édité par M. Guillaumin, un traité complet et remar((uable de la question des houillea

278 I>K I/INDUSTRIB MOnERNE.

Le cliiirre lolal de rexUaclion de conibuslibles niiiiélaux, en France, s’élevait, lors des derniers travaux slalisti<jues, en 1852, à 4t>03t) 300 quintaux métriques.

La presqu’île de l’Inde renferme des gîtes houillers, mais qui ont été peu exploités jusqu’à ce jour. La production a été, dans les possessions anglaises, de 1 500 000 quintaux métriques.

Le .lapon se trouve sur la route de la Chine pour les navires qui partent dos États-Unis. Les .\méricains du Nord se considèrent avec raison comme les futui's navigateure et commerçants de l’océan l’acilique. La C;difornie, l’Orégon, seront peut-être avant peu le centre de r.activité commerciale des États-Unis. C’est cependant un but moins éloigné, plus directement pratique, (|ui décida le gouvernement des Ltals-Unis à entreprendre une expédition en vue d’ouvrir des relations et des communications avec le Japon. Ces îles possédaient, diton, de vastes dépôts de charbon minéral; on ne pouvait pas imaginer une meilleure station que celle offerte par les îles du Japon aux navigateurs qui parcourent cet immense océan. Ces raisons, reproduites avec insistance par le commodore Percy, décidèrent le gouvernement américain à lui confier la mission d’ouvrir des relations amicales avec le Japon, et aujourd’hui ces contrées, inaccessibles pondant deux siècles à l’Kurope, sont ouvertes à tous les étrangers.

en France, par M. l.amé-Flcury. Nous y renvoyons le leclciir, les ili'lails nombreux cl inlércssants à plus d'un lilro que soulève celle question dépassant de beaucoup le cadre et les limites de notre étude.

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