‹ De l'Industrie mulassière en PoitouChapitre 20 sur 41 · ENCOURAGEMENTS PAR LES SOCIÉTÉS D'AGRICULTURE · texte numérisé non relu

ENCOURAGEMENTS PAR LES SOCIÉTÉS D'AGRICULTURE

De tout temps, les Sociétés et Comices agricoles des départements qui composent le Poitou ont énergiquement défendu notre race chevaline et l'ont encouragée par tous les moyens dont ils pouvaient disposer, soit en déposant chez les étalonniers des chevaux achetés aux frais des Sociétés, soit par la vente au rabais des étalons, soit par des primes distribuées dans les concours.

La Société d'Agriculture des Deux-Sèvres, celle qui a eu le plus à lutter contre les prétentions des haras, n'a jamais varié dans ses vœux ni faibli dans ses démarches. Elle s'est courageusement et patrioliquement tenue à la hauteur de sa position de Société protectrice des intérêts mulassiers en Poitou. Elle consacre à l'encouragement des étalons mulassiers une somme importante, distribuée en primes dans le concours départemental qui a lieu chaque année dans un des arrondissements. Une partie des fonds d'encouragement est attribuée aux meilleures poulinières suitées. Il n'y a réellement d'efficace, en Poitou, que la prime

ENCOURAGEMENTS

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décernée aux étalons, parce que nous ne voyons point les éleveurs faire des sacrifices pour se procurer de bonnes juments en vue des concours, tandis que l'étalonnier fait bien entrer en compte, lorsqu'il achète un étalon de grand prix, l'espoir d'une récompense pécuniaire. Dans ces dernières années, la Société d'Agriculture en posant des limites à la quotité des primes que chaque étalon pouvait obtenir, a jeté un peu de trouble dans l'esprit des étalonmers et refroidi singulièrement leur zèle. Jusqu'à un certain point, on pouvait admettre qu'elle limitât à 1,200 fr. le maximum des prix que pouvait obtenir le même cheval, cette somme indemnisant pour une bonne part le maître de haras des sacrifices qu'il s'était imposés. Mais elle a, par une résolution insérée à son programme de 1803, resserré encore la limite de ses encouragements, en décidant que tout cheval ayant obtenu la première prime dans un des concours du département, serait exclu des concours ultérieurs, où il ne pourrait espérer qu'un rappel de la haute récompense qu'il a déjà obtenue. Nous espérons que cette Compagnie, éclairée par ses premiers essais, reviendra sur cette décourageante résolution , qui doit avoir infailliblement pour résultat de ménager aux médiocrités des triomphes faciles par la disparition successive des concurrents qui leur sont supérieurs.

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