ÉLEVAGE DES BAUDETS
A toutes les époques de l'année, les signes de chaleur se manifestent chez l'ânesse. Elle est ordinairement livrée au baudet quelque temps après que la monte des juments est terminée. Cette époque, si elle offre quelques avantages, a bien aussi ses inconvénients. Les ànesses mettant bas à l'entrée de l'hiver, les jeunes baudets appelés fedons sont trop jeunes pour supporter, sans en être quelquefois incommodés, les rigueurs de cette saison. Ensuite, ils restent six mois au moins sans sortir de l'écurie, et pour des animaux dont la période d'allaitement est le seul moment où ils jouissent de la liberté, puisque après le sevrage ils sont soumis au dur régime de la vie claustrale, la naissance dans les mois d'octobre et de novembre ne peut avoir qu'un fâcheuse influence sur leur développement. Mais l'étalonnier choisit de préférence l'époque de la fermeture de l'atelier, c'esl-à-dire les mois d'août et de septembre pour faire saillir les ànesses, parce que pendant la période de la monte le baudet ne retourne pas volontiers à la jument quand il a un commerce avec sa femelle naturelle, et ensuite parce qu'il aura oublié en mars, époque de l'ouverture du haras, les jouissances sans nul doute plus grandes avec l'ânesse, et qu'alors il ne dédaignera pas les juments qu'on lui amènera.
L'ânesse, comme la jument, est présentée tous les deux jours à l'étalon et saillie toutes les fois qu'elle est trouvée en chaleur. Après l'entière disparition des signes du rut,