TYPE S ORIGINE
elles s'attachent, ainsi que les articulations que celles-ci mettent en mouvement.
C'est par toutes ces raisons physiologiques que l'antique race poitevine mulassière avait la taille de 1 mètre 55 à 1 mètre 62 centimètres, que sa tète était longue et forte, ses oreilles longues, larges et garnies de poils, son encolure épaisse et allongée, sa crinière abondante, son dos large et un peu long, quelquefois ensellé, sa croupe longue et légèrement avalée; sa queue très fournie de crins, sa poitrine large, les dernières côtes un peu aplaties, son corps volumineux, ses membres bien musclés, ses tendons forts, ses articulations larges, le sabot évasé, toutes les productions pileuses et cornées des extrémités des membres étaient très-développées, le tissu cellulaire très-abondant, ce qui empêchait les formes d'être aussi bien accusées que chez les animaux où il est plus dense et plus serré. Le tempérament d'une pareille race était évidemment lymphatique.
Telle était la race mulassière à son origine, à son état de nature quasi aquatique, avant que le gouvernement et les syndicats créés par lui eussent songé sérieusement à modifier en l'améliorant le sol sur lequel elle vivait. Aujourd'hui ce type ancien, quoique toujours le plus recherché, disparaît de plus en plus. Plusieurs causes ont amené ce résultai, nous les examinerons dans un autre chapitre.
Ce premier point étant établi, il est indispensable pour faire une étude complète de la race chevaline-mulassière, de la diviser en deux parties : 1° L'hygiène des juments et l'élevage des pouliches destinées a faire des poulinières. Ils diffèrent si radicalement de ceux des mâles et jouent un
si grand rôle dans la conservation de la race, que nous nous en occuperons tout d'abord ; 2° L'hygiène des poulains qui émigrent de bonne. heure sera décrite ultérieurement.