INTRODUCTION DES POULICHES DU MARAIS CHEZ L'ÉLEVEUR DU HAUT-POITOU
Les fermes du Poitou n'ont pas en général une très grande étendue. Suivant leur importance, elles sont exploitées par 3 ou 4 charrues qui sont, dans les plaines, tirées par des mules, dans le Bocage et dans le Marais par des bœufs. 11 faut bien dire que, depuis une quinzaine d'années, la plupart des grosses fermes de la plaine ont au moins une paire de bœufs qui est employée aux labourages les plus pénibles. Chaque ferme possède 3, 4, 5, 6 ou 8 juments mulassières. Leur nombre est moins en rapport avec l'étendue du sol qu'avec l'intelligence du fermier, qui a su se créer des ressources alimentaires en augmentant ses prairies artificielles.
Le fermier qui veut monter son cheptel mulassier s'y prend de deux manières : Il achète aux foires ou des juments pleines, ou des pouliches de deux ans provenant du Marais. Nous allons suivre ces jeunes bêtes après leur entrée dans les fermes du Haut-Poitou.
Vivant à l'état de liberté depuis leur naissance dans de gras et abondants pâturages, ces pouliches achetées en hiver sont énormes et bien constituées. Leur poitrine est large et profonde, leurs membres sont très forts, leurs poils sont épais et longs, leur corps est très développé,