‹ De l'Infection en chirurgie d'armeeChapitre 14 sur 22 · HI · texte numérisé non relu

HI

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iifcrcs 11 uni jamais rien |i liifriqiic, cAcrpli' rinliltriiliciii ^ii>;piisc de leur ftiiiin' iclInlciiK'.

Snllnron a li'onvt' jirp.-tqiip toujours los prossos M'ÎMCs ili) nipiiibi'c aplatii>s cl vides de .sun^;, on Pti o>iilciian{ ftirl jr-u; mais 1rs reines jx-rijiIu'Tiqnrs cl Niiis-(;iiUinées (■■laîriil k' plus siiuvciil dislciuliics de dî^lHiiL'O m distanrr pur du saii}; noir hv^ lliiidr, (jui, n'aviinl |iii rfiimnlfr vers le cn-iir. (■lail. rcsUfil place, on nvaiL iHlm- *ers le iitoij-ntin. Dans trois autopsies faites peu d<' temps aptx.'." In mort, Sallerwn a Imiivé In jilujiarl des veines si]|H'rlU'ielles tlislenduos par le fluide pa/eu\. formunt tlos roiilons tilancliiltros, élaslii|<ies et lrikns|ini-eiils. Len veines s|ierniaticpics surlcml Olnient loujours diistendues iliins loule leur lun^ueui' jusipiVi l'annean inffiiinal, quelquefois «u delà, niais jamais jusqu'il lonr l'Uilxuu'Inii'r. l^iirs |)aiiiis aminries, rlairns et trans[Ki rentes, a\aient le volume d'une j>rtilc plume d'ine. Bien que le scroluiu lui presque toujours noir el rn-pilniitdnnsloulo son l'iendiie, le plus ordinal lement les veines n'(^laîrnl Iraiisporerilrs ipic du eôlé malade; mais quelquefois leur distension el leur transparence existaient des deux c(^l^9.

Lnrsqiio lu ganjii-t^nn succi'tlail à une ampulalion dan» la eonttuuili^ le canal médullaire l'tait Imijours fortemenl injecté de sang noir qui ne |)ermeltail pas de bien apprécier l'élat de la moelle. Sa llûslruclion pins on moinsélendiieel pinson moins

coniplèlc à rextr^niil^ de Pos, jointe à la dis[)arition du tissu réticulaire el au décollement du jwrioste. étaient les seuls indicés d''une osléoniyélite préexistante au développement de la gangrène.

En écartant les laml)eaux, on trou\ait toujours la plaie remplie d'une plus ou moins grande quantité de sang noir concrète, facile h écraser, sans cohésion. La surface de section était toujours j livide, noirâtre, macérée, et un |)ou ramollie. Les ligatures, même celles des plus grosses artères, étaient souvent détachées et ce})endant Salleron n'a observé, (ju'une seule fois, une hémorra^ne |)eu abondante qui s'arrêta sjx)nlanément.

Apres la désarticulation de Pépaule, quaml on écartait les land)eau\, on trouvait le fond Je la l)laie rempli d'une énorme quantité de caillots noir?, putrilagineux, jdus ou moins ramollis, s'étcndant fort loin entre les nuiscles pectoraux, S4>us la clavicule et jusque dans la région cer\icalc.

Ai)rés l'amputation du genou et de la cuisse, rinfiltration gazeuse remontait presque . toujours jnstprà la [ïartie moyenne du thorax en avant ft latéralement, un peu moins haut en arriére, dêp^ sait le j)his souvent la ligne médiane sur la pn^" abdominale. Prescpie conslanunent tout le scn»lii« était volumineux, noir ou noirâtre et très cn*|»ilanl Le tissu cellulaire sous péritonéal était aussi distei et crépitant dans une grande étendue.

Excepté une congestion sanguine plus ou moi»

SEPTICÉMIE 283

forte des veines périphériques et un liquide sérouv d'une quantité variable à la base et dans les ventricules, le cerveau n'a jamais présenté d'antre lésion qu'une consistance sensiblement moindre, mais trop [x*u prononcée jx)ur être considérée comme une lésion pathologique réelle et spéciale. Le liquide cérébro-spinal n'a offert non plus rien d'anormal dans sa quantité ni dans sa coideur.

Les poumons étaient toujours, en arrière, le siège d'un engorgement hypostatique considérable. En avant ils étaient encore crépitants, mais toujours un peu hypei*émiés ; une fois fortement œdémateux et gonflés. Les plèvres contenaient souvent une quantité variable de sérosité citrine plus ou moins claire, sans trace de pleurite récente. Après la désarticulation de Tépaule, Salleron a presque constamment trouvé dans la plèvre correspondante im éjxinchement séro-sanguin trouble, plus ou moins foncé, d'une quantité variable, avec teinte grisâtre de la séreuse, qui était toujours dé[)olie et ardoisée à sa partie supérieure; parfois des adhérences molles, jaunAtres ou noirAlres, faciles à rompre, de formation récente; le j)oumon était plus engorgé, ramolli, très friable et des noyau \ sanguins d'un |)etil volume se rencontraient parfois.

Les veines caves supérieure et inférieure étaient constamment remplies de sang noir fluide, sans caillots. Le cœur était toujours pAle, mou, flasque et affaissé. Les cavités droites contenaient souvent

un peu do sang noir et fluide, 1res rarement des caillots noirs, passifs. Les cavités gîiuches étaient presque toujours vides; elles renfermaient raromonl des rudiments de caillots fibrineux, mais (pieiqiiefois seulement des concrétions gélatiniformes molles, aplaties, d'un blanc pâle ou légcremenl jainiàtres; jamais aucune trace de fluides gazeux dans les cavités de Porgane ni dans les gros vaisseaux.

Une fois sur les trois autopsies que Sallen»n fil j)eu de temps après la mort, le ventre était un |)eu météorisé; sept ou huit lieuix»s après la mort, il Tétait constamnient et fortement sur tons les cadavres. Les organes abdominaux étaient toujoui> congestionnés; la rate surtout était prescpie constamment volumineuse et souvent ramollie. L'estomac contenait quelquefois un peu des liquides ingércV: le plus souvent il était complètement vide et ses jximisen conlacl. Le colon descendant contenait souvent des matières jndtacées, grisâtres, parfois très noii-es. La vessie était un peu distendue, le plus sou\enl contractée; Turine étail toujoms en |)elile quantité, trouble ou d'un rouge foncé.

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