‹ De l'Infection en chirurgie d'armeeChapitre 16 sur 22 · S blcifiire,. ... a · texte numérisé non relu

S blcifiire,. ... a

Peut-être y a-l-il lieu de vérifier celle dtin-

, car il n'est pas toujours spécifié dans les

lervations si le tétanos est survenu après

f'ropéralion ou si celle-ci n'a pas clé Icnlt'e pour

eiilruver su murcliL'.

Ija gravité de la blessure influerait sur la venue du tétanos. Pour Liurey. les >aslps plaies coiiluses par gros projectiles qui ont dilacéré et mis à découvert une grande quanlilé de filets nerveux y exposent tout particulièrement. En 1870-1871 les Allemands accusenl 08 létiuiiques atteints de blessures par M\i\^ d'obus contre 28*2 blessés par des balles (l/'i environ): iO fois les patients présenliiicnl des blessures multiples.

Plus encore que les blessures multiples ou même les vastes délabrements par éclats d'obus, les fractures par coup de feu semblent prédisposer au tétanos. lîusch, en Robéme, en lHi)i). compte 18 fractures des membres inférieurs sur 21 cas de tétanos, et, d'après IVnsemhle des publications relatives à cette o^nv [)agne, on arrive à 32 coups de feu osseux pour \ 3 cas de tétanos. Au Tonkin, nous avons relové C) fractures sur 12 tétaniques. Enfin, des '270 tétaniques allemands de 1870-1871. sur lesquels on possède des renseignements, 105 trouvent place pîuini les blessés atteints de fnictures |)ar coup de feu des extrémités. Le rapport relate même ll]T) fractures simples avec Gl cas

de tétanos ou 0,9 pour 100, et 2,81 \ fractures multiples ou esquilleuscs avec 41 atteintes de la même affection ou 1,5 pour 100.

Le tableau suivant résume par régions et variété de lésions les blessures compliquées de tétanos pendant cette campagne :

Pour lUO LédioDt

det Frae- des parties l)oii<

tétaoîques. tnrei. molles, teuse-*.

Tète i2 '1.4

Cou » »

Poitrine (avec omoplate) 5 4.1 Ventre (avec organes génitaux 15 5.6

É{»aul6 4 1.5

Bras 33 12.2

Coude 6 2.2

-Vvant-bras 12 4.4

Poignet 4 1.5

Main et doigts. ... 32 11.9

Hanche 1 0.37

Cuisse 52 19.3

Genou 6 2.2

Jambe 56 20.7

Coiip-de-picd. ... 5 1.9

Pied et orteils. ... 21 7.8

Totaux.. . 270

Ce premier tableau, comme le font remarquer les rapporteurs de la statisticpie allemande, ne vérifie pas Topinion vulgaire de la frécpienet*

du létanos dans lés blessures des exlréinilés (main et pied).

Du reste, une statistique de Kiiblcr portant sur 1 58 cas de tétanos observés pendant les campagnes de 1804, 1866 et 1870-1871 confirme l'observation faite en 1870-1871 cl déjà signalée j)ar Olis lors de la guerre de Sécession:

Lésions de la cuisse et de la jainlje.

— de l'épaule, bras cl avant-bras

— du |)ied

— de la main et dos doigts. .

— du tronc

— de la tète et du cou.

— des orf^anes génitaux. .

Total.

Cas

Pour II*'

(Je tétanos.

tétaoMpw

Dans les dix autres cas il existait des blessures multiples.

^otre petite statistique de la campagne du Tonkin, elle aussi, dément la prédisposition au létanos des blessés atteints aux mains et aux ])ie(ls. Dans nos cas la blessure intéressait :

La région lombaire.

Le bras

La main

La cuisse.

1 fois .

La jauïbe 5 —

Ln jamlx' et I bvpocondre. 1 —

fracture.

Si cîicore on eoiiiparo le chîlTre des t(?lanos à celui des blessures dans chaque région, cela pour les fails sulTisamment bien décrits, on trouve d'après le rapport allemand :

Téta- Blessés. Dique-f. Ponr lOu

Tête 10 013 dont 12 0.12

Cou 1 700 — » »

I»oitrine et dos 9 460 — 11 0.11

Aljdomcn 3 366— 15 O.'i'i

Extrémités inférieures. . 33 207— 91 0.28

Extrémités supérieures 39 811 — l'»l 0.36

Totaux. . . 96 657 — 270

Enfin, si Ton répartit suivant les segments atteints les blessures des membres, on arrive encore à établir que Tinlluence des lésions de la main ou du pied sur la venue du tétanos n'a pas été conforme à la règle ancieimement acceptée.

Téia- Rlessés. niques. Pour tOÛ.

Bras 3 0'»I dont 33 1.1

Avant-bras 2 057 — 12 0,5

Main et doigts. , . . . 7 109 — 32 O/i

Cuisse 6 785 — 52 0,8

Jambe 5 647 — 5'i l ,0

Pied et orteils 4 4U — 21 0.5

Si la rareté du tétanos après les traumalismes du crâne et du racliis mérite d'être relevée

318 INFECTION EN CHIRURGIE D'ARMfiE

il Y a lieu de signaler sa fréquence après les plaies des nerfs, relation dont la palhogénicdu tétanos, telle qu'elle est actuelleuienl établie, démontre le bien fondé. — CVsl ainsi que les quelques cas de tétanos consécutif à des lésions racbidiennes relevés par Huntington ont Irait à des blessures de la queue de cheval. Sur *2I^ cas de tétanos relevés dans Tarniée andaise.

en l(S5'i-56, 6 furent la conséquence de h lésion de cordons ou de plexus nerveux.

Deinme, en Italie, cite 3 cas analogues sur 8H. D'après le travail d'Otis, sur 59 plaies reconnues des nerfs des membres, il y eut (} cas de télanos dont i comptent parmi IW coups de feu du sciatique. (l'est encore par lirritalion des troncs nerveux que, contrairement aux partisans de Tinfeclion tétanique, les chirurgiens anciens expliquaient rinlluence lâcheuse des corps étrangers. Hutin, à l'autopsie d'un blessé mort à la suite d'un coup de feu de la région lombo-iliaque, invoquait la compression pnjduitepar la balle sur une branche du plexus lombaire, ireinecke a trouvé un fragment de projectile sons le névrilèine du sciatique chez un tétanique. De même, le rapport allemand

«ijr la guerre (le 1870-71 allrihue rirriliilion lie*- ncifs |)('ri|)li('ri(jn('s. cause de ti'lanos. à la |)réseii(e dans la plaie* 'iS lois du projeelilc, CHois de [)ierres. 1 (S lois de luiid)eau\ de vr(eiiieiits, *,\ fois de morceaux de papier. \ fois <Ie parcelles de fer-blaue, 3 fois de débris de» cuir, et, pour les rapporteurs, dans bien des cas, l'agent de Tirrilation inécanûpie a éebappé faute <Ic recherches sullisautes. Celte restriction ne peut, du reste, que faire ressortir davantage rimport4nice des chiffres suivanis déduits des publications relatives au tétanos en 1870-71. Dans 92 observations, on signale "26 fois la présence de corps étrangers autres que (les esquilles. Que ces agents provo(pienl (les accidents tétanifonnes par irritation nerveuse mécani(pie et non par infection, (pielques foits semblent l'établir. On les résumerait ainsi : la balle a brisé un os dont une esquille. projet(»e dans les parties molles, s'est inq)lanlée dans un nerf, le tétanos ('clah* immédiatement et (H*sse aussit(M l'extraclion du corps étranger. Huit observations du rapport allemand sur la guerre de l<S7()-7l [)ourraient trouver place ici.

320 INFECTION EN CHinUnniB D'ARMÉE

3° Lk Tktanks. — - Avant le rinqiiii'ino joui cl apiî's le quinzicmc, dit Larrey. le li-latios pst peu coiiiinuii : entre ces deux dates, il esl fréquent. Les statistK|UPs de la guerre do Siression et de la campagne de 18711-71 lui donnent raison :

1 lits-

Ifi-

A.i iï

imr.

Apri's 6 w

Si d'ordinaire le létanos apparaît quelques jours seulement après la blessure, c'est qu'il présenle une période d'incubation, période de latence du début de Tinfection de Téconomie.

A cette opinion on objectera que 27 fois, d'après la statistique américaine , souvent d'après les récits de chirurgiens militaires, le début de Taffection a été rapide ; elle se serait manifestée en moins de vingt-quatre heures, laps de temps plus en rapport avec la production d'un désordre par irritation mécanique du système nerveux, qu'avec la diffusion dans l'économie du bacille tétanique ou de s(»s produits de sécrétion. Cependant, même ce début hâtif ne saurait plaider d'une façon absolue contre la nature infectieuse du tétanos ; du reste il convient de faire observer que sur les 27 cas de tétanos donnés par Otis comme étant survenus le jour même du traumatisme, 21 se sont produits après une amputation et il se peut que le tétanos ait été provoqué non par la plaie opératoire, mais par la blessure antérieure qui avait nécessité l'ablation du membre. Les 6 autres faits, dans lesquels le tétanos est survenu après le seul coup de feu, sont u

rapprocher de quelques rares cas similaires de la prali([ue civile el jusqu'à plus ample informé doivent, s'ils ont été bien observés, être tenus pour une remarquable exception. Il est rare que le léUmos se déclare avant le deuxième ou le troisième jour qui suit la blessure.

De ces remarques, nous ne saurions séparer les deux doimées suivantes confirmativesdopiuions anciennes, que nous trouvons consignées dans le rapport allemand sur la guerre de 1870-71 :

1 ^ « Plus Téclosion du tétanos est tardive, moins grave il est. » L'expérience de 1870-71 en témoigne encore : dans 28 cas de tétanos terminés par la guérison, le mal apparut :

Dans les 3 premiers jours aprt'S la blessure. 2 foi*.

Le 5'- jour 1 —

Le 8*' jour 2 —

Le 10*^ jour k —

Le ll*^^ jour 4 —

Le i2'' jour 4 —

Le 14'" jour 3 —

Le 17«" jour 2 —

Le 20'' jour t —

Le 22«' jour 1 —

Le 24'" jour •....! —

Le 26'* jour 1 —

Après 'i semaines 2 —

2** « Le tétani([ue qui dépasse le quatrième jour guérit. » Le tableau suivant, qui donne

la durée de la survie de 183 tétaniques en 1870-71 , porterait à reculer jusqu'au huitième jour la date critique établie par Ilippocrale. 11 en ressort que 1 18 tétiiniques sont morts dans les 1 jours, 150 en 8 jours et, passé ce temps, "2i. On constate, du reste, une remarquable analogie entre les chilTres de la guerre allemande et ceuY de la guerre d'Amérique :

La morl arriva Ui jour du début

de la maladio.

ï^a mort arriva 1 jour après

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