‹ De l'infection par le streptocoque: au cours et au déclin de la grippeChapitre 7 sur 23 · DO · texte numérisé non relu

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à la lampe. Au bout de ce temps, le microbe n’avait rien perdu de sa virulence première.

La présence du streptocoque dans l’organisme, et par suite, l’action directe de ses produits toxiques sur les tissus mis en état d’infériorité par une atteinte grippale, pourraient peut être expliquer les cas d’infection générale sans qu’il y ait trace de suppuration primitive. L'exemple le plus probant serait fourni par Pobservation dont M. Verneuil a entretenu l’Académie de Médecine en 1890. Il s'agissait d’une malade ayant eu une attaque antérieure de grippe quand à la fin d’une longue convalescence le médecin consultantconstata dansle sein droit l'existence d’une tumeur du volume d’une petite pomme et assez indo-

lente. Ablation partielle du sein, antisepsie rigoureuse. Après l’opération la malade est prise de fièvre de délire. Les pansements sont renouvelés chaque jour, la plaie présente une bonne allure. Néanmoins l’état général s'aggrave la température est à 40°. Apparition de deux larges plaques rouges à la peau, l’une à la partie antérieure et inférieure de l’avantbras, l’autre à la région de la jambe indiquant le lendemain la formation de collections purulentes souscutanées. Épanchement sero-purulent dans le genou droit, pleurésie purulente, abcès de l’avant-bras et de la jambe donnant après incision quantité abondante de pus. La malade succomba 48 heures plustard.

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Le streptocoque serait donc «au mieux dans l’intérieur des tissus pour y conserver sa vitalité ou du moins pour y vivre de cette vie latente des microorganismes quine prolifèrent plus tout en conservant le pouvoir de se réveiller de rajeunir » si l’onne tenait pas compte de la prompte réaction de l’organisme

(humeurs bactéricides, diapédèse, phagocytose) sol- licités par les produits irritants du parasite au moment ce son exaltation pathogène.

On ignore encore aujourd’hui sous quel ordre d’influences et comment la symbiose du streptocoque avec certains micro-organismes lui fait recupérer ses anciennes propriétés pathogènes ou même lui en fait acquérir de nouvelles, néanmoins cette exaltation streptococcique est d’une grande importance dans le cours ou au déclin de la grippe. Le streptocoque rencontré dans cette maladie produit des eflets très marqués de virulence presque toujours mortels. Injecté dans le sang, le poumon ou le péritoine des lapins le streptocoque a toujours déterminé la mort. Le clinicien doit donc s'attendre à toutes sortes de complications et d’infections secondaires, et notamment à l’érysipèle et aux suppurations articulaires, le micro-organisme se servant de préférence de la voie lymphatique e‘ ayant une certaine tendance à gagner les grandes articulations pour y proliférer et sécrèter

ses matières toxiques.

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