‹ De l'infection purulente ou pyoèmieChapitre 9 sur 24 · EXPOSÉ DOCTRINAL · texte numérisé non relu

EXPOSÉ DOCTRINAL

Nous avons montré, dans notre premier chapitre, le eahos d’incertitudes, d’erreurs et d’assertions contradictoires, au milieu duquel la vérité obscurcie et perdue semblait si difficile h saisir.

Les esprits fatigués d’efforts stériles restaient distraits et indifférents devant l’immense problème de la pyoèmie, et, courbés sous le dogme de l’incurabilité de cette affection, en comptaient les victimes avec une sorte de fatalisme.

Nos expériences sur les animaux (chap. II), nos observations cliniques (chap. III) ont eu pour but de fonder les bases d’une doctrine commune.

Loin de nous , sans doute , la prétention d’avoir donné une histoire complète de l’infection purulente. L’esprit humain n’a le droit ni le pouvoir de rien terminer, et le progrès est indéfini 5 mais nous espérons avoir réuni des preuves assez positives à l’appui de quelques propositions fondamentales, pour que les opinions dissidentes ne puissent tarder à s’y rallier.

Comment l’intérêt scientifique 11e serait-il pas vivement excité par la démonstration de la curabilité d’une maladie généralement réputée mortelle, et ce simple fait de responsabilité médicale ne forcera -t-il pas les hommes de 1 art a étudier avec une plus grande attention les indications du diagnostic et du traitement?

Cette quatrième et dernière partie de notre travail sera

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consacrée à 1 exposition synthétique des résultats partiellement signales dans les chapitres précédents. Nous mentionnerons les questions obscures , et quel qu’en soit le nombre, nous les livrerons avec confiance aux élucidations de l’avenir.

L’étiologie, la diagnose, la prognose et le traitement formeront les quatre divisions de cet exposé.

ÉTIOLOGIE.

La pénétration du pus dans le sang est, a nos yeux, l'unique cause de l’infection purulente, et nous le démontrons par quatre ordres de preuves : 1° par la préexistence constante d’un foyer de suppuration ; 2" par la relation observée entre la formation du pus dans les veines, le passage de ce liquide dans le sang et le développement de la pyoèmie ; 3° par la présence constatée du pus dans le sang; 4° par les résultats des injections de pus dans les veines des animaux. Après cette première démonstration, nous devions rechercher si les accidents dépendaient de certains éléments de pus ou de tous ces éléments réunis. Nous avons alors étudié le rôle des substances putrides fréquemment mêlées au pus, et les propriétés de la sérosité, des globules et des granules. Nous avons été conduits a reconnaître la parfaite innocuité de la sérosité , et a admettre deux ordres d’altérations , déterminées les unes (pyoèmie vraie) par les globules et granules purulents, les autres (septico-pyèmie) par ces mêmes corpuscules combinés à un élément putride. Nous avons ensuite considéré les divers modes d’introduction du pus dans le sang, tels que la phlébite, l’érosion ulcéreuse et la division mécanique des veines, la lymphangite, l’artérilc et cardite, l’absorption, la formation spontanée du

ÉTIOLOGIE.

pus, et nous avons terminé cet examen étiologique par quelques considérations sur les causes prédisposantes ou éloignées de la pyoèmie.

A. l’introduction du pus dans le sang est la véritable cause

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