GÉNÉRALITÉS
Nous croyons intéressant de faire précéder l'exposé de nos expériences d’un résumé des notions les plus courantes sur la toxicité des composés du cuivre.
Nous lisons dans la Chimie toxicologique d'Ogier et Kohn-Abrest (1924, p. 721) :
« Peu de questions sont plus obscures que celle de la toxicité des composés cuivriques. Si l’on consulte des statistiques anciennes, on s'aperçoit qu’au point de vue de la fréquence des cas d’empoisonnement, les sels de cuivre viennent au troisième rang, après l’arsenic et le phosphore. Dans le peuple, ces composés avaient conservé la réputation de poisons violents : le verdet, le vert-de-gris, le sulfate de cuivre sont toujours considérés comme des substances éminemment dangereuses, bien que la très grande majorité des empoisonnements par les sels de cuivre n’aient point d’issue fatale.
« Parmi les travaux qui ont trait à la toxicité des sels de cuivre, beaucoup tendent à démontrer que