CHAPITRE SECOND
DES CAS DANS LESQUELS LA POSITION AGIT EN FAVORISANT OU NEUTRALISANT CERTAINES RÉSISTANCES ORGANIQUES.
Dans les cas qui vont nous occuper ici, la position exerce son influence sur les solides seuls et d'une manière uniforme, c'est-à-dire, en s'attaquant aux résistances offertes par ceux-ci ; mais ces résistances sont de plusieurs ordres, tantôt purement physiques ou mécaniques, quand elles dépendent de brides aponévrotiques ou ligamenteuses , ou de la disposition vicieuse de cerlaines saillies osseuses; tantôt vitales, lorsqu'elles sont dues aux fibres contractiles des muscles. La position les favorise lorsqu'elle agit dans le même sens qu'elles. Elle les surmonte ou les neutralise quand, par exemple, on fait placer le pied dans l'extension, et la jambe dans la flexion forcée, chez un individu affecté de rupture du tendon d'Achille ; ou quand on fait asseoir, les jambes étendues et soutenues, afin de le priver d'un point d'appui suffisant, le malade sur qui l'on se dispose à réduire une luxation de l'épaule. Elle les équilibre enfin, lorsque dans l'arthrite, par exemple, on fait prendre au malade, dans le but de calmer les douleurs ou de prévenir les déplacements, une position dans laquelle se trouvent également relâchées toutes les parties qui environnent l'articulation affectée.
Je traiterai successivement , dans ce chapitre, de l'influence de la pesanteur dans les plaies et les rup-