DEUXIEME PARTIE
Influence de la tuberculose dans l'œuvre de quelques tuberculeux célèbres.
L'œuvre d'art, a dit l’esthéticien Paul Gaultier, est la synthèse de la personne de l'artiste avec Les vivants et les choses qui l'émeuvent. Cette formule, qui peut servir de conclusion au vieux débat entre l'idéalisme et le réalisme, possède à nos yeux un autre mérite : celui d'affirmer la dépendance étroite existant entre l’œuvre de l’artiste et sa personnalité.
Les influences de la tuberculose sur le caractère et la mentalité, que nous avons essayé d'établir dans notre première partie, agissent sur le cerveau créateur. Mais c'est surtout dans le domaine des sentiments, qui sont en parfait accord avec la mentalité de l'artiste, que la phtisie semble avoir l'influence la plus directe et la plus importante. Or, ces sentiments trouvent leur expression dans les arts. Aussi ne faut-il point s'étonner que ce soit dans la littérature, et plus spécialement dans celle qui à trait à leurs états d'âme, que cette influence ressorte davantage. Il en est de même en ce qui concerne la musique et la peinture.
Comme l'a écrit Camille Mauclair, « une maladie est un état; ce n'est pas nécessairement une tare. Elle peut. tout autant exalter que paralyser et influencer en bien autant qu'en mal, sur l'imagination et le talent, et spécialement celle-ci (la tuberculose) favorise grandement une certaine révélation du génie. Il est permis de penser que sans elle, ni Watteau, ni Mozart, ni Chopin, ni tant d’autres de la même lignée n'eussent
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