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que la production pu développement de chaleur reste la même dans les diverses saisons. Mes premières recherches sur la chaleur animale m'en ont fait douter. Dès que j'eus constaté que la faculté de produire la chaleur différait beaucoup par le progrès de l'âge, depuis l'enfance jusqu'à l'âge adulte , je devais être conduit à penser que d'autres causes pourraient y amener de grands changemens , surtout la succession des saisons , dont j avais étudié les effets sur la constitution des vertébrés à sang froid.
On a vu dans la troisième partie de cet ouvrage que les expériences que j'ai faites à ce sujet avaient rempli cette attente.
D'après ces faits et d'autres que nous avons rapportés, voici comment nous présenterons l'influence des saisons considérées sous le rapport de leur température , en faisant abstraction des effets de la vaporisation, que nous exposerons ailleurs.
Nous distinguerons à cet égard deux classes d'individus chez l'homme et les animaux à sang chaud : ceux dont la constitution est parfaitement en harm ortie avec le climat, et ceux auxquels il ne convient pas. Les premiers subissent des changeons en rapport avec la saison, qui leur permettent le libre usage de leurs facultés , et cette jouissance de la vie qui constitue la santé. A mesure que la température s'abaisse , leur source intérieure de chaleur augmente. Elle s'accroît successivement
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et atteint son maximum en hiver; elle décliné ensuite avec l'élévation et la durée de la chaleur
extérieure. Voici donc un nouvel élément qui doit entrer dans l'explication de l'égalité de température du corps. Considérons-le à part , comme si cette cause seule suffisait pour produire cet effet. La température du corps dépendra de la chaleur produite et de la chaleur communiquée. Leur proportion respective pourra varier sans que la température du corps varie* H y aura ainsi compensation entre la chaleur qui vient du dehors et celle qui se développe à l'intérieur; l'excès de Tune suppléera au défaut de l'autre. Mais l'économie n'acquiert cette faculté de s'accommoder a la température extérieure qu'avec la marche lente et progressive des saisons : du moins elle ne l'acquiert au plus haut degré que par ce moyen .
Si eu été il survenait un froid subit aussi vif que celui que nous pouvons supporter en hiver, le corps serait , pour ainsi dire , pris au dépourvu ; la faculté de produire de la chaleur étant alors réduite à son moindre degré, celle qui est enlevée ne serait plus suffisamment réparée* A cet égard , nous différons de nous-mêmes en été et en hiver de la même manière . mais à un moindre degré , que les jeunes animaux à sang chaud diffèrent des adultes. Si les premiers résistent moins au froid , c'est qu'ils ne peuvent pas développer autant de chaleur. Chez eux , cette faculté s accroît sous Tin-
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fliftnce de teinpérature douce > par les progrès de 1 organisation ; chez les adultes , par l'imprés* sion ménagée du froid dans des degrés et des du-* rées appropriées à leur étte*
De même » lorsque la constitution dé l'hive* est acquise, une élévation passagère de la température extérieure* à moins qu elle ne soit excessive* influe peu sur la faculté de produire de lachajeur; elle continue à fce développer avec abondance | il faut) polir la diminuer sans nuire à la ëanté * que la chaletu4 de l'air s'élève lentement et se soutienne longtemps* Ces changemens n'ont pas lieu chez tous les individus du même pays. H en est qui ne sont pas appropriés à cette grande étendue de variations dans la température extérieure. Le froid qu'ils peuvent supporter sans inconvénient est beaucoup moindre > paire qu'ils n'ont -pas les mêmes ressources pour répare^ les pertes de chaleur. Audessous de cette limite » le froid produit sur eux 1 un effet inverse de celui que nous avons décrit plus haut x au lieu d'augmenter la production de chaleur, î 1 la diminue* Le type de ces constitutions se trouve chéries jeunes animaux à sang chaud et les mammifères hibeiroans* Ils en présentent lis caractères d'une manière plus marquée j mais lies nuances chez les autres individus * soit parmi les autres animaux à sang chaud, soit parmi les Sommes , pour être plus faibles , n'en sont pas moins de même nature.
Lorsqu'on ne considère dans les mammifères
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hibernans que la faculté qu'il» ont de s'engourdir* Un intervalle immense semble les séparer des autres animaux de leur classé ; .mais lorsqu'on les envisage sous le rapport de la fonction qui nous occupe, et qui paraît intimement liée avec cette disposition * on passe * pour ainsi dite > par une gradation insensible aux mammifères qui en pa-> missent les plus éloignes* Nous avons fait voit que les espèces hibernantes occupaient les derniers rangs dans l'échelle de production de chaleur, parmi les animaux à sang chaud adultes* Noos les avons' confondues dans un même groupe sans distinction entre .elles, partie .que toutes sont susceptibles ;dç présenter des phénomènes communs, un pb&isseft&eitt semblable de température , une léthargie profonde et prolongée. Mais les mêmes circonstances ne les produisent pas an même degré rh<& toutes ,> et l'inégalité des effets' d'une même température extérieure, sur relie de leur corps fait d^epuvrir, chez les diverse» espèces, desdîfférfences, /considérables dans la faculté de produire de la chaleur* À ta deux, eitrémi tés se trouvent d'ifrne part les chauves -* souris , d'autre part les lfifiiW9ttes , en me bornant à rémunération que j'ai donnée des animaux de cette tribu*
De toutes ce? espèces, les chauves-souris se refroidissent le plus facilement; elles différent même beaucoup dés espèces qui les suivent immédiate* ment, et un intervalle considérable lèi sépare des marmottes.