‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 102 sur 206 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

ï\ y à7 parmi lés mammifères adultes* qui. ne passent pas l'hiver dans l'engourdissenient + des espèces* très-voisines de ce groupe pas: lé peu de chaleur qu'elles produisent : les sour&sçnt de ce nombre: J'ai été surpris, en les exposant à. un froid modéré en hiver,* de rabaissement idetètti* pératture Qu'elles éprouvaient j ce qui >m?a expii* qac l'utilité d'une habitude très -singulier. Elles font des nids en tout tempi/âon^eiilei&érit pou* lears petits * maiô pour elieskplpiè&f • Obi sait que dans des cages étrqHei j elles ne multiplicptt pasl J'en gardai* ainsi de diffisr€pss^e&etdè/d&ffeb"6ns âges , et je les voyais^ dans des saisons ôà je tota** «te pas soupçonné qu'elles eussent besoin fie! plus de cfcaletar* «L fetomer artistement des nids? estante teax dos oiseaux. Je plaçais «après dans Jeu» voi+ siaage de* J*f*as de: paille et des tissus de icoton * qu'elles tiraient à elles à travers les barreaux dé heagèy prav-a'en servir de 4a sdrtei On- voit) : par Ubservitkfia . prdcédfnte y : ;qu'&lefr ashé#okent A conserver le peu de|ch&teur>qWelèeBrié^kjpp*ni, chaleur' nécessaire i: leur conservation* ; *aiy oipo* secs à l'air, soufrent eltes périssent pa* un froid <pii nous patrait^attinîodéré. EnpreMnt leur do^ nicile ebœ l'AuwroGpY-eUes n'y ttouient passeur lemetit l'avantage: d'une iwmrri*ui<é plus afatm~ dante, «ais aussi 4a&cilitéideBeMiewrg«nmtir dm froid , ce cjuiiflcleHr est pas moins, salutaire*

Ce fait nous cqrtdnit k reconnaître le groupe d'animaux à sang chawd adultes non bîbernans

â5o QUATRIÈME PARTIE.

qui renfermé les espèces les moins propres à développer de la chaleur par l'abaissement graduel de la: température extérieure ; ce -sont celles pour là plupart qui se pratiquent des demeures mifetfr&ines * qui habitent les cavernes , les fentes et les creux des rochers, les trous. dans les murs et dans les arbres. Sans doute d'autres causes déterminent aussi' le choix de ces retraites*: la nécessité d'éviter les Surprises et de trouver un refuge , d'amasser des provisions pour les temps^e disette; et si quelquefois ces demeures ne sont, choisies que pour sertir de .magasina ou d'asyte, elles servent aussi d'abri contre le froid, que le plus grand nombre de ces espèces ne. saurait braver impunément. Cela est surtout évident chez celles qui prennent le.doin* de garnir leur habitation des substances les plus propres à retenir la. chaleur»

Il y a une pareille distinction à établir entre les constitutions des* hommes qui habitant le même climat : les uns , et c'est le plus grand nombre , éprouvant un effet salutaire de l'abaissement graduel de la température ; Us subissent -dea modifications correspondantes à celles des animaux è sang chaud adultes qui acquièrent successivement la faculté d'affronter les rigueurs de l'hiver» «ion parée qu'ils s'endurcissent au froid, en raison de leur sensibilité qui s'émoussé, mais parce que leur foytir de chaleur devient plus actif.

D'autres individus parlai lès hommes sent

CHIITES v. a6i

blables à l'autre tribu dont la constitution neprouve pas cette influence bienfaisant^ du froid. K'ayant pas les mêmes ressources en eux-mémqs pour subyenir à la perte de chaleur qu'ils subissent en hiver, il faut qu'ils aient recours, .comme. les espèces dont j'ai parlé, à des moyens auxiliaires,' pour se soustraire à l'impression nuisible de la saison. Il y en a qui se réchauffent difficilement ; lors même que le froid est tempéré ; ils ont besoin d'élever davantage la .chaleur des appartenons. Cette classe est plus nombreuse qu'on ne croit ; elle ne se borne pas aux personnes frileuses; car l'influence nuisible du froid ne se fait pas toujours reconnaître par la sensation pénible à laquelle nous donnons le même rtiom ; celle-ci peut être remplacée par des sensations bien différentes ; pa* divers états de malaise , de douleur , de souffance et d'incommodité autres que la sensation particu* Hère que nous éprouvons généralement par un temps froid, et qui nous fait distinguer la caus* qui la produit. L'absence de cette sensation spéW citiqne nous fait prendre le change sur la cause?; et faute de lu reconnaître nous manquons le jr&» mède»

Pour que l'intensité de ces effets augmente , il n'est pas nécessaire que la température descende au-dessous du degré qui a commencé à les produire; il suffit qu'elle s'y soutienne. Nous avons lait voir, dans le paragraphe précédent, par des expériences sur de jeunes animaux à sang chaud,

fl6a QUATHlfelTE PARTIE,

que l'apptteation passagère du froid agît sur des constitutions de cette espèce, en diminuant la faculté de produire de la chaleur, et que cette influence s'étend au-delà du temps du refroidissement. Lors donc que l'exposition au froid est prolongée | les effets de chaque partie du temps s'ajoutent à ceux des parties qui les suivent. Ainsi les individus de cette claspe, par la seule durée d'un même degré de froid , subissent une dimi? mUion successive dans leur ftcuhé de produire de la chaletfr. ♦

Cette observation s'applique à un phénomène très-remarquable que présentent les mammifères hibernons* Fallas nous apprend , dans son excellent ouvrage sur de nouvelles espèces de l'ordre des loir^quelalempératureextérieure restant laméme,

l'engourdisfeementde ces animauxallait en augmentant avçc la durée du froid; M. de Saissy a fait la même remarque ; j'ai eu l'occasion de la vérifier : mais cpt' effet n!est pas illimité* II en est de. même de l' influence salutaire, du froid sur les constitutions appropriées au climat* La persistante d'un même degré de température peat accroître leur faculté de produire la chaleur, inats cet aècit>i$*em«nt est nécessairement bofnt*

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