CHAPITRE I
tpii ont en lieu depuis ce célèbre physicien et naturaliste, et la chimie n'avait pas encore perfetioonéses procédés pour l'aualyse des gaz. Aussi id des savans qui ont contribué le plus efficace* meut & ce perfectionnement a-t-il publié un travail sur la respiration des poissons , qui ne laisse neoà désirer sous ce rapport (i).
Les phénomènes que présentent les animaux & sang froid sont si extraordinaires, qu'ils semblent ne pouvoir être rapprochés de ceux que nous offrent les autres animaux vertébrés. On ne lqp croirait pas même unis entre eux par un lien commun , si une étude approfondie de la nature bc faisait toujours découvrir l'uniformité de ses lois*
S 1*. Influence comparée de VAir et de l'Eau sur les systèmes nerveux et musculaire.
Avant d'étudier les phénomènes de l'asphyxie et leur dépendance mutuelle , on doit rechercher si le milieu dans lequel elle a lieu n'a pas une autre action que celle qui a rapport aux poumons. Parmi ces milieux , il n'en est point dont il nous emporte plus d'apprécier l'influence que l'air et f eau. Or , les singulières modifications de la vie ta reptiles nous en fournissent les moyens. Ou tut qu'ils sont doués de cette étonnante propriété ,
'i, Mémoire sur î/t Respiration des Poissons , par MM. da fcnboWl et Provençal, dan» les Ment, de la Soc. d'Arcueil.
qu'après l'excision du cœur, ils vivent pendant un temps considérable avec le libre exercice des sens et des mouvemens volontaires. Par l'excision du coeur , la circulation du sang est supprimée. Je n'examinerai pas ici s'il subsiste quelque oscilla— tion de ce fluide, un court espace de temps après cette opération ; il suffit que la circulation proprement dite cesse par ce moyen. Remarquons d'ailleurs que , par l'excision du. cœur, le sang s'écoule en grande partie , et que ce qui en reste peut être regardé comme une portion intégrante .des organes. ;
Maïs l'anéantissement de la circulation entraine nécessairement celui de la respiration. Il ne subsiste donc plus que l'action des systèmes nerveux et musculaires , qu'on ne peut isoler, puisqu'on ne juge de' l'action des nerfs que par les mouvemens que les muscles exécutent, au moins dans les expériences sur les animaux. C'est en réduisant les animaux à 'cet état de simplicité de fonction qu'on peut résoudre la question que je me suis proposée.
Si , après avoir excisé le cœur à des reptiles, en ayant soin d'enlever aussi le bulbe de l'aorte , on en met un égal nombre à l'air et dans l'eau non aérée , la différence , s'il en existe, des durées de la vie donnera , dans ces deux circonstances , celle de l'influence respective des milieux sur le système nerveux et musculaire , indépendamment de leur influence sur la circulation et la respira-