‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 112 sur 206 · CHAPITRE .VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE .VIII

maïs dans l'engourdissement'par le froid, la^nréine quantité d'air suffît pour prolonger considerabler ment la vie.

Nous avons dit que ce principe devait être gé- ' néral : nous allons en faire l'application à l'âge adulte , et particulièrement à l'homme. Un individu est asphyxié par la trop grande quantité d'acide carbonique dans l'air qu'il respire ; les battemens du pouls ne sont plus sensibles ; on ne voit point de mouvemens respiratoires : cependant sa chaleur est encore élevée. Comment doit-on agir, d'après ce que nous avons exposé précédemment , pour le rappeler à la vie ? Quoiqu'on ne voie plus de mouvemens respiratoires , cependant tous les rapports avec l'air ne sont pas supprimés. L'air est en contact avec la peau , sur laquelle il exerce ane action vivifiante; il l'est aussi avec les poumons , dans lesquels il se renouvelle par les agitations qui ont toujours lieu dans l'atmosphère , et par la chaleur du corps qui le raréfie. Le cœur continue h battre , et entretient un certain degré de circulation , quoiqu'on ne l'aperçoive pas aux battemens du pouls. La chaleur du corps est trop élevée pour que le faible degré de respiration prodaîse sur l'économie tout l'effet dont il est susceptible. Il faut donc la réduire ; soustraire l'individu à l'atmosphère délétère; le dépouiller de ses vétemens pour que l'air ait une action plus étendue sur la peau; l'exposer ainsi au froid, quand Biéme ce serait en hiver; lui jeter de l'eau froide

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è la figure , jusqu'à ce que les mouvemens respiratoires reparaissent. Cest précisément la méthode consacrée par la pratique pour* ranimer un homme en pareil cas. Ce qui a été exposé plus haut nous en fait voir la raison • On voit de même que si , au lieu du froid , on appliquait la chaleur d'une manière soutenue , ce serait un des moyens les plus efficaces pour éteindre la vie. Cette conséquence est également confirmée par l'expe-

' rience.

Dans les défaillances subites plus ou moins fortes , lorsque le pouls est faible ou imperceptible , les mouvemens respiratoires ralentis ou peu étendus , l'usage des sens et des mouvemens volontaires suspendu , les personnes les plus étrangères

à la médecine savent qu'il faut employer des méthodes de réfrigération , telles que l'exposition à l'air , la ventilation , l'aspersion avec de l'eau froide ; et l'efficacité de cette méthode s'explique par le principe exposé plus haut.

De même dans des accès violons d'asthme, lorsque l'étendue de la respiration est diminuée au point que le malade éprouve de k suffocation 9 il recherche le frçid, même dans les temps* les plus rigoureux ; il ouvre les fenêtres, respire ou air glacial, et se trouve soulagé.

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