CHAPITRE IX
Effets de la Température sur les mouvemens respiratoires et circulatoires.
Lobgàmsatioh des animaux vertébrés à respiration aérienne leur fournit plusieurs moyens de foire varier promptement leurs rapports avec ïair. Ces moyens consistent principalement dans les mou- Temens du thorax et de l'abdomen d'une part , et de l'autre dans ceux du cœur et des vaisseaux sanguins. Les premiers sont les mouvemens respiratoires, les derniers ceux de la circulation. Il est rare que les uns s'accélèrent ou se ralentissent sans que les autres subissent un changement semblable.
Personne n'ignore que la volonté peut régler les mouvemens respiratoires , les ralentir , les précipiter ou les arrêter ; mais elle y préside rarement. Une autre force les détermine , les entretient et les Contrôle. Us ont lieu, dans le cours ordinaire ^de la vie, sans notre participation et presque à notre insu , 5 moins qu'une gène ou un bien-être inaccoutumé ne nous en avertisse. Si quelquefois la volonté y intervient, ce n'est que pour de courts instans. Us suivent habituellement une marche réglée où le même nombre de mouve-
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mens se reproduit dans les mêmes intervalles de temps*
Ce rhythme se soutient avec très-peu d'altération tant que les circonstances extérieures et la constitution restent les mêmes.
Cette observation est applicable à tous les vejv tébrés à respiration aéjpienqe. Etudions les rap* ports suivant lesquels ces mouvemens respiratoires *ont affectés par la température extérieure.
On sait que l'élévation de la température accé* 1ère les mouvemens 2 c'est un phénomène gêné-' rai : seulement le degré qui produit cet effet n'est pas le même pour tous. L'utilité de cette accélération se déduit des faits que nous avons précédemment exposés. Elle n'a ordinairement lieu , d'une manière bien' sensible , que lorsque la chaleur est accablante ou qu'elle est très-incommode.
Çommept contrebalancer cet effet ? Nous l'avons vu plus haut, Etendez les rapports avec l'air, vous augmenterez son action vivifiante. C'est ce que fait l'économie lorsqu'elle est péniblement affectée par une trop forte chaleur. JUes mouvemens respiratoires deviennent plus rapides ou plus amples; par ce moyen, plus d'air se met en contact daus un temps donné avec les poumons» et ranime ce que la chaleur abat- Je n'ai pas besoin de répéter ici ce que j ai dit ailleurs, que cet effet est indépendant de l'cvaporatiop qui peut avoir lieu par les poumons ; mais de cette au mcututîoq des igouvemeus respiratoire peecs