‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 114 sur 206 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

saire pour s'opposer , au moins pour un temps , aux effets de la température extérieure, naît un ordre de phénomènes différens de ceux de la santé , et qui caractérisent un type particulier de fièvre.

Il y a une certaine étendue de température moyenne dans laquelle les mouvemens respiratoires conservent à*peu-près le même *5rPe- Cette latitude est plus ou moins grande, suivant les constitutions. Nous en examinerons plus tard les rapports.

Nous venons d'exposer les effets des degrés qui surpassent la limite supérieure , effets communs à tous les vertébrés à respiration aérienne.

Noos passerons maintenant à rabaissement de la température au-dessous de la limite inférieure. Ici les effets ne sont pas uniformes chez tous les vertébrés, comme dans le cas précédent. Le froid, lorsqu'il influe sur les mouvemens respiratoires des reptiles , les ralentit progressivement, suivant son intensité , jusqu'à ce qu'il les arrête. La vie alors est prête à s'éteindre. Je ne rechercherai pas ici combien de temps ils peuvent vivre dans un engourdissement aussi profond 2 il est sûr que si le froid est assez gradué pour ne pas dépasser le degré oit il suspend les mouvemens respiratoires , la vie, quelque languissante qu elle soit , se soutient plus ou moins long - temps. Les conditiops dont cette durée dépend sont absolument étran* gères PU snjet qui nous occupe,

*g8 QUATRIÈME PAETIE.

Dans tous les degrés intermédiaires entre la plet faible action du froid qui commence à ralentir les mouvemens respiratoires et la plus forte qui les arrête , nous voyons ce rapport entre la chaleur du corps et l'étendue de la respiration dont noua ayons fait voir la nécessité pour l'entretien de la vie.

Si, pendant que là respiration se ralentit par le froid, la ckaleur de ces animaux pouvait se soutenir, la vie chez la plupart ne tarderait pps à s'éteindre. Je n'ai pas besoin d'insister sur ee point, dont j'ai donné des preuves multipliées dans le chapitre précédent. Mais les reptiles suivent, à peu de chose près, la température extérieure; la diminution de kur chaleus s'accorde avec celle de leur respiration pour le maintien de la vie.

Lorsque le froid descend au-dessous du point oh la respiration est arrêtée , il devient délétère. Pour empêcher la mort sans changer la température extérieure , il faudrait pouvoir augmenter Faction de l'air; ce qui ne peut se faire, & moins qu'on n'excite les mouvemens respiratoires. Mais les reptiles ne paraissent pas avoir une pareille ressource en eux-mêmes : nous terrons d'antres animaux qui ont cette faculté.

Parmi les mammifères , les animaux hibernât» présentent une suite de phénomènes semblables : an printemps et en été leur chaleur est élevée, et leurs mouvemens respiratoires sont vift comme chez les autres animaux de leur classe. Dans le de-*

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