‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 117 sur 206 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

trop obscures pour en déduire des conclusions satisfaisantes : nous prendrons nos exemples chez des animaux dans l'état de santé , dont la constitution soit bien connue, ainsi que les modifications qu ils éprouvent par les circonstances où ils sont placés. Nous avons dit que de jeunes oiseaux réunis dans leur nid ont une chaleur élevée , quoiqu'ils aient alors peu ou point de plumes, mais que leur température baisse dès qu'on les expose à l'air : dans les premiers jours après leur naissance la marche de leur refroidissement, en pareil cas, est constamment progressive jusqu'au terme où le froid les engourdit. Quelles que soient les modifications de leurs mouvemens respiratoires, cet effet a toujours lieu : aussi n'est-ce pas h cette époque que nous pouvons discerner leur influence sur la chaleur ; ils en produisent si peu alors qu'aucun effort de leur organisation ne saurait les soustraire à l'abaissement successif de leur température; mais quelques jours plus tard , lorsqu'ils en développent davantage , on reconnaît souvent par des signes indubitables que l'accélération de la respiration au-delà du terme de santé est une réaction salutaire pour accroître la chaleur du corps et s'opposer à l'action du refroidissement. Quand ils sont très-près de l'âge où ils peuvent soutenir leur température à l'air, voici ce que j'ai observé chez plusieurs individus dont j'ai donné les observations détaillées dans les tablcs ; un d'eux avait 4°° et 97 inspirations par

5lQ QUATRIÈME PARTIE.

piinute. Retiré du nid ; et exposé à l'air de l'api partement, qui était à i8°, il perdit dans un quart d'heure 3° : cependant sa respiration s'était ac-r célérée. Il arriva à 120 inspirations qui se soutinrent pendant vingt minutes. Il s'était alors réchauffé d'un demi-degré : quelque temps apk il se refroidit de nouveau ; mais sa respiration, qui était devenue un peu moins fréquente, acquit de l'ampleur ; sa chaleur se rétablit de la même quantité , et persista long-temps à ce terme, lu autre avait 38° et 84 inspirations par minute; un quart d'heure après son exposition à l'air, il se refroidit de trois quarts de degré j $a respira*1011 s'était élevée £ 108 inspirations , et continua à ce taux; examiné au bout d'une heure , ila\a»t repris sa température première. Enfin , chez uu autre r la respiration s'accéléra , et non-seulement sa température nç baissa pas, mais elle s'éleva d'un degré.

Il y a dpnc plusieurs cas ou l'accélération de la respiration au-dessus du type de la santé peut a\ ou* un effet sensible sur la chaleur animale. Dans le

fluence de la cau$e refroidissante ; jnais par u réaction dqnt il s'agit, elle remonte un peu, sauf cependant se rétablir , et peut ensuite descende plus bas, en offrant des fluctuations. P*nfi M second, elle diminue et revient ensuite au p°in de départ; enfin, dans le troisième, elle ne dq çljnç pps, çt pent pon-sei\lep*ent se souteurç

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