CHAPITRE XI
tation des pertes par transpiration dans l'air sec > comparée à celles qui ont lieu dans l'air humide , est évidente. L'évaporation de Teau est plus abondante dans l'air sec ; toutes les surfaces du corps , en contact avec l'air, sont imprégnées d'eau, et les propriétés des corps vivans, quelles qu'elles soient, ne sauraient empêcher ce liquide de se convertir en vapeurs, en quantité plus ou moins grande, suivant le degré de sécheresse de l'atmor sphère. En effet, 6n "augmente lés pertes par la transpiration en augmentant la sécheresse de l'air, si on ne complique pas l'expérience d'un élément qui a une action spéciale sur l'économie vivante. Une diminution du poids du corps, plus grande dans lair sec que dans l'air humide, aurait lieu également chez un animal privé de vie : l'effet, dans l'un et l'autre cas, proviendrait de la même cause ; mais la. mesure en serait différente , parce que , ejitr autres raisons , la circulation dans le corps vivant porte un afflux de liquide vers la surlace, et fournit ainsi plus de matériaux à levar poration* *
0 y a une circonstance qui accompagne l'augmentation de la 'transpiration dans l'air sec qui mérite d'être examinée en passant. 11 est notoire que l'évaporation ne saurait être augmentée sans produire un refroidissement; toute eau qui se convertit en vapeurs exige une certaine quantité de chaleur , et d'autant plus que l'évaporation est plus grande, Qn sait que te froid tend à diml-
SsQ QUATRIÈME PARTIE.
puer les pertes par la transpiration; : or , maigre le refroidissement causé par l'év^poration , les pertes par la transpiration ne laissent pas d'être plus grandes dans l'air sec que dans Pair humide i en y mettant la restriction relative à la temperature extérieure dont nous avons parlé plus haut. Les auteurs qui ce sont occupés de rechercha Étatiques sur la transpiration de l'homme , u!onl fait aucune difficulté d'admettre que la sécheresse de l'air l'augmente : malgré la complication do circonstances dans lesquelles ils ont observé; ib 4>nt cru reconnaître cet effet.
§ IV. Effet du mouvement et du repas de Pair.
Gorter, quoiqu'il ait donné plus d'attention qui les autres observateurs à l'influence de l'état bv gromotrlque de l'air, et qu'il ait attribue l'aug mentation de la transpiration dans l'air sec i un olus grande évaporât ion; est loin d'avoir oppréci toute l'énergie de cette cause. Tant qu'il ne corr pare que les effets de l'état hygrométrique de l'ait abstraction faite de son mouvement , il reconna l'influence relative des degrés de Pécheresse et d'h1 midité, II assimile avec Raison le premier état la chaleur , et le second au froid . Mais lorsq" e'agft des effets du mouvement et du calme < i air, il n'est pas conséquent : il ne considère qi le résultat du refroidissement causé par le renot Tellement des couches d air échauffées par le coij