‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 121 sur 206 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

il appuie donc les aphonstnes de SahctorïuS rfelàtift à la diminution de la transpiration insensible par l'agitation de l'air. Il est évident, par la lecture île son ouvrage , qu'il ne s'est pas fondé sur 'l'expérience, mais sur un raisonnement erroné. Le mouvement de l'air , comme nous l'avons exposé ailleurs , n'agit pas seulement eu changeant k température des couches d'air en contact avec le corps , mais aussi soft état hygrométrique. L'atmosphère qui entoure le corps est en même temps plus chaude et plus humide ; si l'air qui la remplace est plus froid , il est aussi plift sec, et l'on sait que la seule différence du Courant peut , suivant sa vitesse , augmenter , pour ainsi dire , indéfiniment la vaporisation.

J'ai établi, dans d'autres parties de cet ouvrage, par des expériences directes, que le mouvement de l'air agissait de même sur l'économie animale , pour augmenter la transpiration insensible. Cette cause est tellement puissante que des différences qui paraissent très-légères dans les mouvemens de l'air, et qui sont quelquefois imperceptibles, en amènent de très -grandes dans les pertes par la transpiration; tant les conditions physiques qui influent sur févaporation ont de part dans les résultats de cette fonction !

Nous en avons examiné deux, l'état hygromé-* trique et le mouvement de Tair. Iî est nécessaire de se rappeler ici» que cet effet du mouvement 4e Vajr n'est applicable qu'au* circonstances à\k

5*8 QUATRIÈME Pl&TIE,

U n'y aurait pas vmk disposition marquée à la fineur,

§ V. Injlutjice dç la pression atmosphérique.

Nous passerons maintenant & l'influence que la pression atmosphérique ejercç sur la transpi-» ration*

Les observateurs ne nous ont rien laissé sur te sujet, pas même des conjectures, Sanctorius, qui s'en permçt beaucoup , et qui les présente souvent comme des «résultats , n'en dit pas un mot dans ses nombreux aphorismes, Il en aurait probable* ment parlé s'il avait yçcu & une époque plus moderne. U était contemporain de Galilée» qui avait découvert la pesanteur de l'air j mais la construo tioq et l'usage du baromètre , qui sert à faire reconnaître les variations du poids de l'atmosphère, l'invention des ipstrumens qui raréfient ou condensent l'air i sont postérieurs -au temps de Sanctorius. Keillj qui tenait une pote exacte des hauteurs barométriques dans le cours de ses observations statiques, n'a pu reconnaître dans les pertes par U transpiration des variations correspondantes aux changement de la pression de l'atmosphère, 11 en est de même de ses successeurs «

Ce n'est pas que la pression de l'air soit i*^ lement sans influence sur la transpiration ; mais il est difficile de la démêler par la simple observation dans cette foulç d'effets que produisant sur

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