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l'économie, comme nous le ferons voir dans la suite. Pour que cette diminution progressive de la transpiration par évaporation à la peau ait lieu dans un air sec et de plus en plus chaud , il est évident qu'il doit être calme ou peu agité; car le mouvement de l'air suivant sa vitesse augmente , pour ainsi dire, indéfiniment l'évaporation ; d'où il résulte que la sueur pourra être si prbmptement enlevée dans un air sec , très-chaud et suffisamment agite , que les deux modes de transpiration par évaporation et par transsudation aient lieu en même temps , comme à de plus basses températures*
Ce que nous avons dit de ces deux modes de transpiration se rapporte aux fonctions de la peau ; ce qui noufe conduit à comparer la transpiration cutanée et pulmonaire.
5 VIII. Transpiration cutanée et pulmonaire.
Sanctorius et Gorter n'ignoraient pas la tirans*» piratiob pulmonaire; mais les tiioyeti* qu'ils employaient pour en évaluer la quantité éottt tellement imparfait», qu'il est inutile d'en rapporter les résultats. Haies se servit de* procédés plus exacts ; mais nous ne nous y arrêterons pas , et nous passerons aux temps de Lavoisier et de Seguin , oh la chimie et la physique étaient beaucoup plus avancées.
Je ne donnerai pas la description des moyens
que ces savans ont employés pour l'établir. Je me contenterai d'en présenter les résultats. Ils ont estimé la perte moyenne par les deux organes , dans l'espace de vingt-quatre heures, à deux livres treize onces, dont une livre quatorze onces se dis* sipent par la peau , et quinze onces par les pou-* mons; ce qui donne le rapport de 2 : 1. La dirn^ nution de poids par les poumons ne serait donc que la moitié de celle qui se fait par la peau (1).
Dans cette perte , il y a une partie due à l'eau des poumous qui s'évapore , une autre aux chan-t gemens chimiques de l'air dans ' la respiration , tels que la production d'acide carbonique , etc. Je pe donnerai pas les proportions trouvées par ces savans relativement à la quantité d'eau et au altérations chimiques de l'air : elles ne sont pas regardées comme suffisamment exactes. Ge qui parait certain , c'est que l'eau est la perte prédominante. La différence dans la manière dont ce liquide se dissipe par les poumons et la peau mérite une attention particulière»
Quelque transsudation qu'il y ait à \ intérieur des poumons, il n'en peut sortir de liquide que sous la forme de vapeuf • Un air nouveau y péaètre a chaque inspiration ; il s'échauffe et y séjourne assez pour que toute sa masse s'élève à-peu-près & la température du corps ; et , eu vertu de cette
(1) Voyez Traité élémentaire de Chimie, par Lavoiùer ,
&• * diliçtfi j p9ge 2*8 <■
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élévation acquise, qùelqu'ait été son état hygrométrique antérieur, il convertit en vapeur le liquide avec lequel il est en contact , et se répand avec elle dans l'atmosphère, lorsqu'il est expulsé par l'expiration. Il n'entraîne pas avec lui d'eau à l'état liquide, ni aucune qutre substance sous cette forme. Il n'y a donc pas de perte par transsudation pulmonaire. Toute la transpiration relativement à l'eau s'y fait par* évapora* don ; différence considérable entre les poumons et la peau, où les deux modes de transpiration sont reunis. Elle tient à leur structure , en ce que l'un de ces organes est une cavité qui ne permet pas l'écoulement d'un liquide; F autre une surface tellement disposée, qu'elle le laisse de toutes parts s'échapper au dehors* Voilà donc une des raisons pour lesquelles les pertes par la transpiration cutanée sont plusabondànteschezl'homjne que celles qu occasione la transpiration pulmonaire. Si cette cause influe peu dans dfes températares modérées, elle est tout-à-fait prédominante, dans les hautes, températures,, et suffit seule pour déterminer une perte de poids beaucoup plusgrande^ eu faveur de la peau. Far cette double source de* transpiration à la peau, elle est sujette, comme, nous l'avons fait voir, à do grandes variations* Par sa plus grande simplicité, la transpiration pulmonaire est beaucoup plus régulière > et, par conséquent , les pertes sont beaucoup plus semblables à des époques différentes. Elle est soumise
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?u rhythme de la respiration , qui n'est certainement pas invariable, maïs qui a une grande ten* flanc* à l'égalité. Cependant la perte d'eau par les ponmons est susceptible d'être supprimée , par la raison que, se faisant par un procédé physique, On peut l'arrêté* par les conditions physiques qui empêchent l'étaporaiion. Dans un air saturé d'humidité dont la température serait égale à celle du corps dû afe*dës6U* , il n'y aurait plus de transpiration âqueuSe par les poumons, parce qu'il n y aurait plue d'étàpdràtidb j tandis que la trauspi-* ration cutàttéé attrait lieu, non par évaporât ion , jhdis p*r transsttddtifcp , et cria dans une très*
frrte proportion,
f Dit Triintpdratîofl dam l'eau*
Supposons que l'edu é en contact avec la peau , p'ait *uçdhte action physiologique sur cet organe, En ce' cas, elle de bornerait à émpêthër le contact de l'air, et, par conséquent, ^ supprimer la transpiration par évaptihatlon k la peau. U resterait la perte pair ttanasudtttion à la peau , qu'il faudrait ajouter k celle qui se feU par )èft pou* mQWt