CHAPITRE Xn. Ç
une suite de pesées les accroissemens de poids l'emportent décidément sur les diminutions > de sorte que les quantités d'eau absorbée surpassent les pertes par transsudation. Dans la limite extrême de 5o° centigr. le contraire a lieu; les pertes l'emportent de beaucoup sur les gains , parce que la transsudation prédomine sur l'absorption.
Il y aura donc des degrés intermédiaires de température où les quantités absorbées et transsudées tendront à se faire équilibre et maintiendront le poids du corps, à quelques légères différences près , comme s'il n'y avait ni l'une ni l'autre action.
C'est le cas des expériences de Séguin à 1 a%5 et 22°,5 cent. La transsudation et l'absorption cutanées produisant des effets contraires et à-peuprès dans la même mearfre , leur influence sur le poids du corps avait été inappréciable. Mais qu arriverait-il à de plus hautes températures? On peut le prédire en faisant à l'homme l'application des rapports précédons : l'équilibre entre les deux fonctions sera rompu , l'eAidation prédominera et deviendra très -sensible par la différence du poids du corps ; c'est ce que l'on voit par les résultats d'une autre série d'expériences de Séguin. La perte dans un bain à 280 R. ou 55° cejit-; comparée à celle dans l'air à la même température , fut comme. 1 3 : 24, ce qui Repasse beaucoup la proportion de la transpiration pulmonaire, et protieht de l'excès de la transsudation sur l'absorp-
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tion dans une eau dont la chaleur est à-peu-pres égale à la température de l'homme.
Si les pertes par les poumons étaient trèsfaibles ou nulles, on reconnaîtrait sans doute sur T homme, dans les circonstances convenables, un accroissement absolu de poids dans le bain , comme on peut l'observer chez les animaux dont nous avons parlé plus haut. En effet , la perte qu'ils éprouvent par les poumons est en tout temps incomparablement moindre que par la peau. On peu*» même rendre la première à-peu-près nulle. Il s'ensuit que de trèslégères différences entre l'absorption et la transsudation cutanées dans l'eau se feront sentir par une augmentation ou une diminution correspondante du poids du corps. Mais pour qu'il y ait une augmentation du poids de l'homme par le séjour dans un bain , il faut non -seulement que les circonstances soient telles que l'absorption excède la transsudation, mais aussi que l'excès surpasse toute la perte qui se fait par les poumons pendant le temps qu'lftemeuredans le bain. Nous avons vu combien elle est considérable, puisque 9 suivant la moyenne desexpériences, Séguin la porte à 7 grains par minute, ce qui équivaut à cinq gros soixante grains par heure. Or, il n'y a pas de raisouj pour que, dans les circonstances ordinaires, l'ai»-. sorption cutanée soit assez grande pour remplir o* déficit et celui qui provient de la transsudation , «M aller même au-delà pour produire une augtnea* -