CHAPITRE XII. S
tation du poids du corps. Il n'est donc pas étonnant que , dans trente-cinq expériences faites par Séguin, il n'ait pas eu lieu d'observer un accroissement de poids par le séjour dans le bain ; mais il n'a pas raison d'en conclure que cela est impossible, et de nier l'assertion contraire deHaller. Il ne faut pas s'attendre à un pareil résultat dans les circonstances ordinaires. Il ne suffit pas d'avoir égard à la température de l'eau , il est une autre condition relative au corps de l'homme qui mérite une attention particulière. Nous avons vu ailleurs que la prépondérance de l'absorption sur la transpiration ne dépendait pas uniquement de la température, mais du plus ou moins de plénitude du corps. Plus il s'éloigne de la saturation , plus l'absorption sera grande. Si donc on subissait préalablement une perte considérable par la transpiration par évaporation sans réparer ces pertes, on se mettrait dans les conditions les plus favorables pour augmenter l'absorption. Ajoutons que la transpiration serait diminuée par la même cause» Ce serait le moyen de diminuer considérablement la perte du corps dans l'eau et d'obtenir un accroissement absolu de poids.