‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 13 sur 206 · CHAPITRE I. f · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. f

nouille, et qu'on l'a mise dans l'eau nop aérée, s* oo attend le moment où elle a cessé de se mouvoir et qu'elle ne donne plus de signe de vie, quoiqu'on l'excite en l'agitant et en la pinçant , dès qu'on la retire de l'eau , elle commence à se ranimer et se met en mouvement. Cette action de l'air ai subite , si Ton ne tarde pas trop i y exposer l'animal. L'inverse a également lieu avecla même promptitude. Lorsque l'animal est revenu , si ou le replonge dans l'eau , toute apparence de vie cesse à l'instant, et Ton peut coutiuuer de même, à plusieurs reprises, à le ranimer et à le priver de sensibilité et de mouvement en l'exposant alternat! renient à l'action de l'air et de l'eau. Si cette expérience met dans tout son jour l'influence vivifiante de l'air, indépendamment de son rôle dans la circulation et la respiration , elle rend également évidente l'action délétère de l'eau privée de ce fluide.

§ IL Asphyxie dans Veau

Jusqu'ici nous nous sommes occupés d'expériences qui préparent à l'étude de l'asphyxie, et qui fournissent des élémens indispensables pour apprécier ce qui se passe dans cet état. Comment diffère- 1- il de celui où se trouvent les animaux dans les expériences précédentes? Ils y étaient réduits à ne vivre que par le système nerveux et musculaire. Dans l'asphyxie , deux fcoctions au moins s'exercent à la fois , l'actiout

de ce système réunie à la circulation du sang qui n'est plus en contact avec l'air extérieur dans les organes de la respiration.

On connaît le changement de couleur qu'éprouve le sang des reptiles par l'exclusion de l'air, et celui qui résulte du retour de ce fluide. Goodwin a constaté qu'il est analogue à celui qui a lieu chez les animaux à. sang chaud» J'ai eu souvent occasion de vérifier cette observation , et je n'insisterai pas davantage sur ce sujet. Je remarquerai seulement que ce changement est prompt et sensible; mais comme dés nuances de couleur sont sujettes à être diversement appréciées, et qu'il ne peut y avoir de point certain de départ , je compterai toujours l'asphyxie du moment où l'air extérieur est exclu des organes de la respiration, sauf à examiner , dans la suite t les modifications qui peuvent résulter de la quantité d'air qui reste dans les poumons. Pour abréger, et pour me servir d'expressions reçues, en parlant du sang qui n'est plus en contact avec l'air dans les organes de la respiration , je le désignerai par le terme de sang noir ou sang veineux , du moment oh l'asphyxie commence, c'est-à-dire, aussitôt que l'air est exclu ; me réservant d'examiner , dans la suite, les altérations qui en résultent, à différentes époques , dans la couleur et la nature du sang.

La première question qui se présente dans l'étude de l'asphyxie est de savoir , en faisant abstraction du milieu , quelle est l'influence de la

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