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les effets d'une chaleur excessive , devait obtenir des résultats très-intéressans (i)* Ces expériences furent, pour la plupart, répétées par M.Dobson, à Liverpool (2). Ce sujet n'était pas de nature à être épuisé; MM. Delà roche et Berger s'en occupèrent en 1806, et remplirent plusieurs lacunes (3).
J'ai cité ces auteurs dans un ordre chronologique, afin que Ton puisse reconnaître la priorité de leurs travaux, me proposant de n'avoir égard dans l'exposition des faits qu a leur liaison naturelle.
Les expériences de MM. Delaroche et Berger ont rapport non-seulement à l'homme, mais aussi aux animaux; et comme elles sont plus. nombreuses et plus variées , nous commencerons par quelquesuns de leurs résultats.
i°. Dana Peur sec. Voulant déterminer les effets d'un air sec dont la chaleur était peu supérieure à celle des animaux à sang chaud , ils relevèrent au moyen d'un poêle de fonte dans un petit cabinet, à une température qui varia entre 4?°,5 et 45° cent. Ils y exposèrent diverses espèces de vertébrés , un chat , un lapin , un pigeon , un bruant et une grosse grenouille : la plupart restèrent d'abord immobiles; mais après environ une demi-heure , ils éprouvèrent de l'agitation ; leur
(1) Tronsoct. Philos ,â anrt. 1776, pag. m et 484. (a) Idem, ann. 1775, pag. $6 *J.
(3) Exp. sur les effets qu'une forte chaleur produit sur V économie ,,ete. Paris, i8o6t
respiration s'accéléra progressivement pendant environ trois quarts d'heure , jusqu'à devenir haletante. II y eut ensuite une rémission des symptômes chez presque tous. Leur séjour fut d'une heure et demie ; mais aucun ne sortit dans son état naturel : une demi-heure ou une heure après ils parurent parfaitement remis.
Il paraîtrait , d'après ces expériences , que les animaux vertébrés exposés à un air sec et chaud de 45° cent. , seraient près de la limite de température où ils ne sauraient vivre long-temps. En effet , les mêmes individus des deux séries , après être sensiblement revenus des effets de la chaleur précédente , furent introduits dansl'étuve, dont l'air, d'abord à 56% 25 cent., s'éleva vers la fin à 65° c. Tous , à l'exception de la grenouille, périrent dans des temps variables, depuis a4 min. a 1 h. 55'.
Trois autres séries d'expériences sur des reptiles , des mammifères et des oiseaux dans des limites de température à-peu-près semblables , eurent les mêmes effets.
Je ne connais pas d'exemple que l'homme ait supporté plus long-temps une aussi forte chaleur. Cependant il en est qui ont été exposés à une plus haute température de l'air , pendant un court espace de temps. Un jeune homme, dans les expériences de Dobson , séjourna pendant ao' , sans grande incommodité, dans une étuve dont Tair était & 98°,88 cent, (a 10 F.) ; mais son pouls, quv