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ordinairement donnait 76 pulsations par minute, battait 164 fois dans cet air chaud; ce qui est d'une vitesse extrême. Remarquons que la chaleur de l'air était très-près de la température de l'eau bouillante.
Mais ce n'est pas encore la limite extrême. H. Berger supporta pendant 7' une chaleur de l'air de io,\48c, et Blagden une température de n5%55 à i»7°,67 c. (aio° à a6o° F.) pendant 8'. Nous voilà revenus au degré de chaleur dans les expériences de Tillet et Duhamel j ce qui ne prouve pas positivement que leur évaluation fût correcte , mais que ce degré de chaleur peut être supporté pendant l'espace de temps qu'ils ont indiqué.
s*. Vans la vapeur aqueuse. Des corps de nature différente , mais dont la température est la même, ne communiquent pas au contact la même quantité de ,chaleur dans un temps donné. Cette différence ne dépend pas d'une cause uni*' que , mais probablement d'une réunion de plusieurs, telles que la capacité pour le calorique la mobilité relative des molécules , etc. Quoi qu'il en soit , nous appellerons pouvoir échauffant ce- Wi de communiquer de la chaleur au contact : ce n'est que depuis peu qu'on a comparé les milieux *>us ce rapport. On n'en a étudié qu'un petit nombre : ce sont des gaz. Nous devons ces recherches à MM. Petit et Dulong. Il ne les ont pas Rendues à la vapeur aqueuse, de sorte que nous
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ignorons non - seulement la mesure de la différence dans le pouvoir échauffant de la vapeur aqueuse comparée à l'air sec , mais encore de quel côté est la supériorité. Cependant, si l'on distingue les deux états que Ton a reconnus à la vapeur aqueuse , la vapeur vésicûlaire et la transparente, il ne peut guère y avoir de doute que la première n'ait un plus grand pouvoir échauffant que l'air sec. En effet , on considère la vésicule de vapeur comme formée d'une enveloppe d'eau h l'état liquide contenant de l'air saturé de vapeur transparente : or , en vertu de l'enveloppe composée d'eau liquide, la vésicule aura un plus grand pou* voir échauffant que l'air sec , à moins que cet excès ne soit compensé par un déficit dans le pouvoir échauffant de la vapeur transparente contenue dans l'enveloppe ; mais je ne crois pas que l'on soit porté à faire cette supposition.
Nous admettrons donc que Ifi pouvoir échauffant de la vapeur vésicûlaire est plus grand que celui de l'air sec; d'où nous inférerons, en ne considérant que cette seule condition,que l'homme et les animaux ne pourraient supporter une aussi forte chaleur dans l'air chargé de vapeur vésicûlaire que dans l'air sec; ce qui est conforme t l'expérience.
M. Delaroche ne put supporter plus de dix mi nutes et demie un bain de vapeur qui d'abord | 57°,5 cent., s'éleva dans l'espace de 8'à 5i% a5 c «t baissa ensuite d'un degré.