‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 135 sur 206 · CHAPITRE tlU · texte numérisé non relu

CHAPITRE tlU

certaine élévation de la chaleur extérieure. Pendant un jour d'été, ayant plongé un thermomètre dans la bouche d'une grenouille , il le vit descendre de plusieurs degrés. Cependant leur terapé- 1 rature est susceptible de s'élever au-delà des plus fortes chaleurs de l'été. Dans les expériences de MM. Delaroche et Berger, la plus haute température que des individus de cette espèce, plaça dans l'étuve , aient pu atteindre à l'époque de leur mort , était 4o°,g3 cent. ; ce qui est entre les limites des températures propres aux animaux à sang chaud.

S IL Comparaison des pertes par transpiration dans Vair sec , Voir humide et l'eau à des températures supérieures à celle du corps.

Si l'on se fondait uniquement sur le résultat d'expériences faites à des degrés inférieurs à la température propre des animaux à sang chaud , on tiendrait pour certain que les pertes par la transpiration doivent être plus grandes dans l'air sec que dans l'air humide , portés au même degré de température excessive. On ne voit pas d'abord pourquoi il n'en serait pas ainsi : c'était même l'opinion de Blagden , qui , dans les expériences entreprises par le docteur Fordyce, ayant éprouvé les effets d'une chaleur excessive de l'air sec et de l'air humide , pouvait se fonder sur l'observation. Il ne se servait pas de la balance ; de sorte que Delaroche et Berger, qui eurent recours à ce

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moyen ,■ obtinrent des résultats décisifs. La différence était considérable; mais la plus grande intensité d'action n'appartenait pas à l'air sec. L'air excessivement chaud , porté à l'humidité extrême p excitait une transpiration plus abondante , même à des degrés inférieurs à la température de l'air sec. Les expériences comparatives furent faites dans l'étuve et le bain de vapeur dont j'ai déjà parlé. x

Il ne s'agit ici que de la vapeur à l'état vésiculaire, qui est celui des bains de vapeur. Ce que j'ai exposé sur la transpiration peut faire concevoir la cause de cette différence. Je n'ai pas besoin d'insister ici sur celle que j'ai établie dans les modes de transpiration. Il suffit de rappeler la distinction de la transpiration par évaporation et la transpiration par traussudation.

Dans les variations de température au-dessous

de ao° cent., et dans les circonstances ordinaires

de santé, etc., la transsudation ne fait qu*une petite partie de la transpiration générale ; mais elle croit rapidement par l'effet de la chaleur dans des températures supérieures. A un degré de chaleur excessive la transsudation s'accroît à tel point, qu'elle couvre toute la surface de la peau* alors plus de transpiration par évaporation f à cette surface : il n'y a qu'une évaporation de l'eau déjà éliminée de l'économie. Dans cet état de choses, la transpiration à la peau se fait uniquement par transr sudatioty, soit dans l'air sec, soit dans l'air chargé

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