‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 136 sur 206 · CHAPITRE XHI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XHI

d'humidité. Toutes choses égales d'ailleurs , à ne considérer que la peau, celui des deux airs qui aura un pouvoir échauffant plus grand déterminera une plus forte transsudation. Or, comme nous l'avons fait voir précédemment, la vapeur vésiculaire , qui est celle des bains de vapeur, a un plus grand pouvoir échauffant que Pair sec; d'où nous concluons que la perte qui se fait par la peau sera plus grande dans le bain de vapeur que dans l'air sec^ Reste la comparaison de la perte par les poumons : ici la prédominance n'a pas lieu dans le bain de vapeur. La perte, sous le rapport de F eau, y est nulle , parce qu'elle ne saurait s'évaporer dans l'air à l'humidité extrême et à une chaleur supérieure à celle du corps; mais dans de l'air sec et à la même température, l'évaporation peut être grande par cet organe. Cependant on reconnaît par le résultat général des pertes de la transpiration dans l'air et dans le bain de vapeur, que l'excès de transsudation dans l'air chargé de vapeur vésiculaire l'emporte sur l'évaporation par les poumons dans l'air

OvC.

L'on concevra plus facilement la prédominance des pertes causées par la transsudation, si Ton fait entrer dans les considérations précédentes un autre élément qui influe beaucoup sur la chaleur du corps dans l'air sec et dans l'air humide. Je veux parler de l'évaporation qui n'a lieu que dans l'air sec On sait que c'est un moyen puissant de

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refroidissement, d'où il doit résultera cette haute température une diminution considérable de la transsudation dans l'air sec. Nous examinerons ailleurs , en détail , l'influence de cette cause sur le refroidissement du corps , dans l'air sec , à de hautes températures.

11 est facile de prévoir les effets d'un bain de liquide à des degrés de chaleur excessive, comparés à ceux de l'air sec et de l'air humide. Nous avons tu que les pertes par transpiration dans le bain de vapeur , à cette température , sont supérieures à celles qui ont lieu dans l'air sec. Par la même raison , elles seront plus grandes encore dans de l'eau au même degré ; car à cette haute température , ce qui augmente la transsudation fera prédominer les pertes. Or , le pouvoir échauffant de l'eau étant plus grand que celui de la vapeur véstculaire et plus considérable encore que ceint de Pair , la diminution de poids doit être plus grande dans l'eau. Cette déduction est confirmée par le fait. Lemonnier, après un séjour de 8' dans un bain d'eau à 4j5° cent. , perdit ao onces ; ce qui est au moins le double de ce que Delaroche et Berger ont perdu, à une chaleur semblable , dans un bain de vapeur, et & une température de 90* cent et au-delà , dans l'air sec.

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