‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 147 sur 206 · CHAPITRE XYI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYI

de comparer les effets d'une respiration plus ou moins gênée , pour juger de l'influence de celte respiration extraordinaire sur le mode d'altération de Pair.

En commençant par le séjour le plus prolongé possible , et le diminuant successivement , dans diverses séries d'expériences , on parcourt tous les degrés de la respiration, depuis la plus laborieuse jusqu'à celle qui diffère peu de la respiration naturelle. Si les effets se ressemblent, sans cependant être identiques , on peut juger de ce que la respiration doit être sous les rapports essentiels de l'altération de l'air, lorsqu'elle est à l'état naturel.

Je me proposais , par cette méthode , un autre avantage, c'est que dons les degrés de respiration laborieuse déterminés par le procédé expérimental , il devait se présenter dés altérations de cette fonction qui se rencontrent dans des maladies de poitrine , d'où résulteraient des applications à là pathologie; car, si ta physiologie » ne s'occupait que des phénomènes de la santé, elle négligerait les connaissances les plus utiles.

Dans le choix de mon appareil, j'ai fait une attention particulière au moyen de mesurer les quantités d'air pvant et après l'expérience. Il consiste dans un ballon de verre, auquel est adapté nu tube dont le diamètre est assez large pour permettre l'introduction de È'animal.^omme les individus mis en expériencç étajent ou des adultes

4rO QUATRIÈME PARTIE»

de très-petites espèces, ou des jeunes d'espèces plus grandes , le diamètre de ce tube était assez petit pour que la graduation pût déterminer de trèspetites différences dans le volume de l'air. Chaque degré équivalait à un quart de centilitre* La graduation était double, afin que Ton pût bien observer de part et d'autre le niveau du mertùre» L air y était porté, avant l'expérience , à l'humidité extrême, pour . que la transpiration n'en changeât pas le volume. L animal était introduit, à travers le mercure, sur un diaphragme de fil de fer, jusqu'au baUt du tube, et soutenu par une tige de même nature accrochée à l'orifice inférieur.

5 Ier- Des Rapports de Voxigène qui disparaît et de l'acide carbonique produit.

Trois petits chiens, âgés d'un on deux jours, furent introduits chacun dans un des vases que j'ai décrits plus haut, contenant i5o centilitres d'aii*. Us y restèrent cinq heures. Peûdaut l'expérience, il était visible qu il y avait une absorption d'air; car le mercure montait dans le tube, et on était obligé d'en jouter dans le Vase où il plongeait, afin d'entretenir le niveau. Par le même; moyen , on reconnaissait que Vabsorpttoi» était considérable , mais, oit ne pouvait ainsi eu détermine* la mesure exacte, LanalyHe deTaur respiré fiAtonnàitrt que Us (rats petits chiens •vaient produit à-peu-pres la même quantité «Fa-

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