CHAPITRE XVI
cide carbonique , dont le terme moyeti était 17,86 centilitres, et que l'absorption, à-peu-près la même daqs tous, était, terme moyen, de g,3o cent il. Il s'agit maintenant de savoir quelle vue cette première expérience peut nous donner relativement ? la nature du gaz absorbé. Il résultait bien de l'analyse que eette quantité de gaz absorbé Tétait aux dépens de l'oxigène, mais on ne pouvait en déduire si c'était de l'oxigène pur, ou seulement de l'acide carbonique qui se mêle à l'air pendant la respiration , ou enfin un mélange d$ l'un et de <Tau4 tre. Nous supposerons d'abord , pour commencer k éclaircir la, question , qu'il n'y a que les deux premières hypothèses de possibles > nOus examineront plus tard la* dernière.
Or , s'il fallait choisir entre l'absorption de l'oxigène et celle de l'acide carbonique, voici la considération q\ù pourrait nous guider ; dans le$ premiers temps de l'expérience , où la respiration commence , il . n'y a guère d'acide carbonique dans le vase; mais la quantité de ce gaz augmente successivement avec la durée. Or , si Ton suppose que c'est l'acide carbonique qui edt absorbé, Tapsorption sera ^lisiblement nulle dans l'origine; elle croîtra avec la proportion d'acide carbonique dans i'air du vdsfe,* et sera à son maii- 11 univers la fin de l'expérience. L'inversé aura lieu relativement à l'oxigène, en supposant que l'ab4 sorption n'agisse que sur ce gaz * puisque sa pr<f» portion est la plus forte au commencement ^ et
4ia Quatrième partie.
qu'elle diminue successivement. Or, voici Ta^ perça que nous fournissent les expériences précédentes : lorsqu'on observe F ascension du mer* cure dans le tube du vase , on reconnaît facilement que l'absorption a lieu dès l'origine. Dès que les animaux sont introduits /si Ton remarque la hauteur du mercure dans le tube, on voit h peine de dilatation ; effet qui devrait nécessairement résulter de l'élévation de la température de l'air du vase par celle de l'animal. Si la dilatation a lieu, elle n'est nullement en rapport avec l'augmentation de volume que de* vrait causer de suite l'accroissement de la chaleur de l'air ; lorsqu'il n'y» a pas de dilatation , le volume de l'air reste stationnaire pendant un court espace de temps ; d'où il résulte , dans l'un et l'autre cas , . que l'absorption a lien dès l'origine , et par conséquent , que c'est de l'oiigène qui est absorbé. De plus , quand l'absorption est visible par l'ascension du mercure dans le tube, on voit qu'elle est plus rapide au commencement que vers la fin ; d'où nous conclurons que c'est à l'absorption de l'oxigène que cet effet est dû.
Cet aperçu nous conduit à une vérification remarquable.
Trois chiens, semblables aux precedens, forent placés dans les mêmes conditions que dans la première série d'expériences ; mais au lieu d'y demeurer cinq heures , ils n'y restèrent que deux heures. Or, il était intéressant de savoir