CHAPITRE Xrt. ft f
lentement, il faut beaucoup prolonger leur séjour pour obtenir des résultats bien appréciables. La durée ici n'empêche pas que leur respiration , dans an vase clos dont Tair n'est pas renouvelé, n'i~ mite suffisamment la respiration à Tair libre; pourvu qu'on remplisse les autres conditions dont j'ai parlé , et qu'on les retire à l'époque oh ils ont produit une petite quantité d'acide carbonique relativement à l'air de l'appareil» ' Dans une chaleur peu commune, à 27° en été, je fis neuf expériences sur la grenouille verte ( R. esetdenta ) , dans 74 centt d'air. Je les f laissai 24 heures. Elles produisirent, terme moyen, 5,rô cent, d'acide carbonique, et absorbèrent 2,16 cent, d'oxigène*
D'autres expériences , faites à des températures plus basses , mais moyennes , ne laissèrent pas de donner un rapport considérable entre Foxigèûe absorbé et l'acide carbonique produit (1).
De semblables recherches, faites sut des lézarda gris f eurent le même succès. Je ne multiplierai pas les tableaux pour présenter les détails de ces expériences : ceux que j'ai donnés suffisent pour éclaircir les questions que je me suis proposé d'examiner.
Il en résulte que la proportion entre Foxigène qui disparaît et l'acide carbonique produit est trèsvariable. L'excédant du premier , que nous avons
10 Foyez tabl. 65.
4i8 Quatrième MRTtfc*
appelé la quantité d'oxigène absorbé, varie dans dés proportions telles que tantôt elle dépasse le tiers de l'acide carbonique formé > tantôt elle est si petite que l'on pourrait presque lai regarder comme nulle. Cette différence ne tient pas uniquement k la constitution dépendant de l'espèce, mais aussi au développement relatif' à l'âge chez les menu* individus; et à des différences individuelles parmi les adultes.
Il est facile maintenant de savdir à quoi s'en tenir sur la diversité des résultats qu'ont obtenus les savans qui se sont occupés des altérations chimiques de l'air dans la respiration. Ceux qui ont déduit de leurs expériences que l'oxigène qui avait disparu excédait la quantité d'acide carbonique produit, ne se sont pas trompés, même dans Forigine de ce genre de recherches , lorsqu'il y avait plusieurs sources d'erreurs , et dans la mesure du volume, et dans les procédés eudiométriques, et dans les conditions de l'expérience , parce qu'il y a des cas nombreux où cet excédant est tel qu'il dépasse la limite d'erreur que les savans de cette époque aient pu commettre.
Ceci est particulièrement applicable à Lavoisier et à Spttflanzani , même dans les cas où ils laissèrent les animaux séjourner long-temps dans l'air altéré, comme nous l'avons fait voir pins haut, et à plus* forte raison lorsqu'il s'agit d'une époque récente où la déterminatioo des mesures et des proportions était plus exacte.