‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 158 sur 206 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

qu'en lui faisant respirer l'hydrogène pur, la quan« tité d'acide carbonique qu'il y produira sera réduite à celle qu'il exhale , et qu'elle sera moindre que la totalité de l'acide carbonique qui résulterait de sa respiration dans l'air atmosphérique , de toute la portion qu'on suppose fabriquée dans les poumons. Or , s'il fallait s'en tenir à quelques expériences de Spallansani , la question serait décidée , au moins pour les animaux sur lesquels il a expérimenté* Il a comparé la production de l'acide carbonique par des limaçons, les uns placés dans l'hydrogène, les autres dans l'air atmosphérique, et il a obtenu ce résultat remarquable qu'ils produisaient au moins autant d'acide carbonique dans l'hydrogène que dans l'air atmosphérique. Mais si l'on soupçonnait ce fait d'inexactitude, ou, qu'en l'admettant, on ne voulût pas l'étendre aux animaux des classes supérieures! je donnerai le résultat de recherches que j'ai faites sur des animaux vertébrés. Ici le choix des espèces est plus restreint que dans les expériences précédentes. Là il suffisait pour la détermination ilu fait que l'animal respirât , n'importe comment , mais pendant un assez long espace de temps pour qu'on pût s'assurer de l'exhalation de l'acide carbonique. Ici, il faut une condition de plus, que l'animal respire avec la même vitesse et la même ampleur dans l'hydrogène que dans Fair atmosphérique; car on sait que le nombre et la grandeur des mouvémcns

respiratoires influent beaucoup sur la d'acide carbonique expiré : or, c'est ce qui n'a ja« mais lieu chez les aniinanx à sang chaud, quel que soit leur Age ou leur espèce, fl est donc impossible de faire l'expérience 6ur des individus de* ce groupe d'animaux. Il n'y a que les vertébrés à sang froid qui y soient propres : encore le nombre des espèces et les temps ob ils om cette faculté sont-ils trèfr-limités , ainsi que je l'ai expliqué plusdiaut.

J'avais fait plusieurs séries d'expériences sur la quantité d'acide carbonique produite par la respiration des grenouilles dans l'air atmosphérique dans un temps donné et à des températures diverses. La comparaison de ces résultats avec ceux que j'ai obtenus de la respiration d'individus de même espèce dans l'hydrogène jette un grand jour sur cette question.

À la température de 1 8°, au mois de j utUet 1 8a i » trois grenouilles placées chacune dans un ballon de verre tabulé que j'ai décrit plus haut, contenant 74 centilitres d'air atmosphérique, après un séjour de *4 heures, ont donné, terme moyen, stpBj cent- d'acide carbonique.

La même expérience répétée sur trois individus de même espèce, au mois d'ottobre,* l'air étant à i4°> température peu différente de la précédente , a donné , dans le même espace de temps, à*peu-près la même quantité, c'est-à-dire 3,77 centil.

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