CHAPITRE XVI
J'observerai d'ailleurs que les résultats de cha«* que individu diffèrent peu de la moyenne, Si; maintenant, on compare cette production d'à* cide carbonique dans l'air atmosphérique avec celle que nous avons déterminée dans le cas où ces animaux respirent dans l'hydrogène, nous jurons la conviction qu'il ne s'est pas formé d'acide carbonique dans l'acte de la respiration par la combinaison de Voxigène de l'air avec le carbone du sang, x
En effet, nous avons dit plus haut, en pais lant de la respiration des grenouilles dans l'hydrogène, que nous avions obtenu une quantité de 2,79 rontil, La température était à-peu-près la même ; mais ce qu'il y a de remarquable, c'est que cette quantité d'acide carbonique a été exhalée dans l'hydrogène dans l'espace de 8** 5o'. ; tandis que dans l'air atmosphérique nous avons trouvé une quantité semblable au bout de 34 heures. Je n'insisterai pas sur cette différence en faveur de l'exhalation de l'acide carbonique dans l'hydrogène; je nie contenterai de conclure de cette comparaison que la quantité d'acide car* bonique que ces animaux exhalent dans l'hydrogène, lorsqu'ils sont dans les circonstances favorables , n'est .pas inférieure à celle qu'ils produisent dans l'air atmosphérique ; que , par conséquent, lorsqu'ils respirent dans l'air atmosphérique*, il ne se forme pas sensiblement d'acide carbonique de toutes pièces dans l'acte
de la respiration par la combinaison de l\>xigène de l'air avec le carbone du sang , mais que le tout. est le produit de l'exhalatiop.
Ce résultat fourni par des grenouilles étant semblable à celui que Spallanzani a obtenu avec des limaçons , nous dispense de la nécessité de répéter son expérience , et ne laisse aucun doute sur son exactitude.
Or, comjne le fait dont il s'agit a été vérifié d'une part sur les vertébrés à sang froid , d'autre part sur des mollusques , et que la comparaison ne peut s'établir par des expériences sur dés animaux à sang chaud, pour: les raisons que j'ai donnéesplus haut , rien ne me parait s'opposer à ce que nous admettions le principe comme général. Nous sommes donc conduits par ces faits à rejeter cette es* pècede compromis , cette opinion mitoyenne, suivant laquelle l'acide carbonique provenant de là respiration serait en partie exhalé et en partie formé de toutes pièces dans l'acte de la respiration*
Comme lea mêmes expériences qui ont fourni les faits dont j'ai déduit cette conclusion servent aussi à vérifier un autre ordre de phénomènes relatifs à la respiration , exposés dans le paragraphe pré* cèdent, je ne puis négliger cette occasion de donner de nouvelles preuves à l'appui de ce que j'ai avancé alors.
J'ai été conduit par les faits que j'ai exposés dans ce paragraphe à conclure que , lorsqu'un animal respire dans l'air atmosphérique, il exerce deux