‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 16 sur 206 · CHAPITRE î. tj · texte numérisé non relu

CHAPITRE î. tj

Ae rouvris que le i5 mars suivant, et le trouvai parfaitement en vie le dix-neuvième jour, à da** ter du commencement de l'expérience. Je laissai le autres pour les examiner dans un temps plus éloigné.

Cette expérience, souvent répétée dans des circonstances convenables > ma constamment donné une durée de la vie bien plus grande que dans l'asphyxie par l'eau. Ces circonstances seront développées dans une autre occasion» Il importe ici d'établir le fait principal dégagé de toutes ses modifications. Je me livrai au même genre d'expériences sur les salamandres 4 Le 6 mars, jef mis dans des boites de carton de Sème dimension que les pré-» cédentes, six salamandres crêtées que j'environnai déplâtre avec les mêmes précautions que j'ai dé» entes plus haut. J'en découvris une le 25 avril W- ?ant, et je là trouvai vivante, mais amaigrie, après avoir été enfouie dans 4e plâtre l'espace de dix-* neuf jours. Les salamandres mises dans Peau périrent dès le premier « Les autre salamandres restèrent dans le plâtre pour être examinées à une autre époque*

Je répétai ce genre d'expériences sur les mêmes animaux, et je trouvai que, dans les circonstances convenables , leur existence dans le plâtre était beaucoup plus prolongée que dans l'eau. Je constatai ce même fait sur les grenouilles, avec cette différence qu'elles y vivent moins long -temps; aua les limites que ces animaux peuvent atteindre

l8 PREMIÈRE PARTIE.

dans cet état n'est pas ce qu'il s'agit d'abord d etablir. H suffit de déterminer qu'ils peuvent exister un plus grand nombre de jours enterrés dans des corps solides ; c'est un des faits les plus extraordinaires que puisse fournir l'histoire des reptiles. Il paraît une exception à la nécessité de l'air, que l'on regarde comme indispensable à la vie de tous les animaux. Il paraît plus extraordinaire encore, en comparant la durée de la vie de ces animaux, lorsque les uns sont exposés à l'air, et d'autres enfouis dans des corps solides. J'ai exposé quatre grenouilles à l'air dans un bocal sec ; j'en ai nris, eu même temps, un pareil nombre dans du sable que j'avais çu soin de dessécher convenablement, et de laisser refroidir ensuite jusqu'à ce qu'il prît la température de l'atmosphère. Je les retirai toutes les vingt-quatre heures , afin de m'assurer si elles étaient encore en vie. Le troisième jour, toutes celles qui étaient à l'air étaient mortes, & l'exception d'une seule ; tandis que toutes celles qui étaient enfouies dans le sable , à l'exception d'une, étaient encore parfaitement vivantes.

Il en est de même des salamandres, mpis à un plus haut degré; car elles vivent également peu dans l'air sec , et leur existence dans le plâtre est beaucoup plus prolongée que celle des grenouilles- Il semblerait donc devoir résulter des expériences précédentes que, non-seulement la vie des reptiles, peut se continuer long-temps lorsqu'on les soustrait à l'air , eu les enterrant dans des corps solides ,

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