‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 165 sur 206 · CHANTRE XVII · texte numérisé non relu

CHANTRE XVII

faut, quoiqu'ils soient exposés à l'air chaud de l'été ou du printemps.

Le froid et le tremblement dont ils sont saisis,' malgré la chaleur de la saison , le mouvement accéléré de leur respiration et de la circulation , présentent une image si vive de l'accès en froid d'une fièvre intermittente , qu'on est conduit à admettre une liaison entre ces deux ordres de phénomènes. En effet, nous savons que ces jeunes animaux présentent ces symptômes parce que leur faculté de produire de. la chaleur est faible : or , si cette faculté chez l'homme venait h décroître dans une proportion suffisante, il est tout naturel qu'il en puisse résulter les mêmes phénomènes principaux. Il s'agit maintenant de savoir si cette fonction chez l'homme est réellement altérée de cette manière dans l'accès froid. D'abord le sentiment vif de froid qu'il éprouve est une forte présomption en faveur de cette opinion , quelle que soit d'ailleurs la température de son corps , phénomène que nous examinerons ensuite. Mais il est des faits qui le prouvent jusque l'évidence. Si , dans cet état , on soumet le malade à une affusion froide, on produit un tel refroidissement qu'on peut le mettre, suivant l'intensité de l'accès , en danger de mourir. C'est ce qu'a observé le docteur Currie , à qui nous devons des expériences très-intéressantes sur l'usage des affusions froides , et qui prévient les médecins contre l'imprudence de pareilles tentatives. Remarquons

que l'exposition à une température relativement basse, ou l'application du froid est précisément le moyen que nous avons employé dans le cours de cet ouvrage pour juger de la faculté de produire la chaleur chez divers animaux , et que nous devons tirer la même conclusion de l'emploi de ce moyen dans le cas actuel.

Passons maintenant à la considération de la température du corps. La respiration et la circulation n'ont plus leur rhythme habituel ; les mouvemens en sont plus précipités. J'ai consigné, dans le dixième chapitre de la quatrième partie, les recherches que j'ai faites pour déterminer l'effet de ces mou vemens accélérés au-delà du type de la santé sur la température du corps. Nous y voyons que ces efforts extraordinaires tendent plus ou moins à rétablir la chaleur du corps, suivant que les moyens employés par l'animal , dans l'état de santé , pour produire de la chaleur sont plus ou moins faibles ; qu'il résulte de ces efforts extraordinairesdesétatsdifférensde la température du corp6 ; qu'elle; peut baisser ou rester stationnaire , ou s'élever au-dessus du point de départ.

Nous prendrons les cas favorables , ceu« où l'accélération de la respiration et de la circulation reproduit assez de chaleur. Si les mouvemens qui l'ont développée n'ont pas été trop désordonnés, il viendra un temps où ils cesseront, par cela même que la cause qui les avait fait naître ne subsiste plus , de même que nous faisons cesser le

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