CHAPITRE XVÏI. ^8l
En général , quelle que soit la température de l'eau liquide , un des effets du bain résulte de la diminution des rapports de l'air avec l'économie z aussi y a-t-ii beaucoup de personnes qui éprou* vent une gêne dans la respiration qui dépend essentiellement de cette cause. Il en est de même de l'affaiblissement qui résulte d'un séjour prolongé dans l'eau , et l'on conçoit que ces effets varieront chez les divers individus , suivant que la respiration pulmonaire aura plus ou moins d'étendue. ( Voyez chapitre iv, § 11 , 1" partie. )
Je n'ai parlé de l'application de la chaleur comme moyen curatif , dans les fièvres intermittentes , que parce qu'elle dérive de la connaissance des faits constatés dans le cours - de cet ouvrage. Les autres moyens qui réussissent d'une manière plus générale et plus sûre appartiennent à un autre ordre de recherches ; ils sont cependant liés à celles-ci par un principe commun, et nous nous en occuperons peut-être un jour. 11 nous suffit d'avoir indiqué la connexion de ces phénomènes de chaleur animal*; nous n'ajouterons qu'une seule observation relative aux conditions extérieures qui modifient la constitution • de manière à amener le développement des symptômes fébriles qui nous occupent.
§ IV. Dans nos recherches-sur le refroidissement dans l'air sec et l'air humide (chap. *iv> § v, 4e partie ) , nous avons vu que ces deux modes de refroidissement étaient différens ; mais qu'ils
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tendaient , dans un grand nombre de cas , à produire lé même effet physique , c'est - à - dire , le même abaissement de la température du corps. Il est évident que le refroidissement dans Fur sec est produit par une plus grande évaporation ; mais le mode de refroidissement dans l'air humide n'est pas aussi manifesté. Nous avons observé que les physiciens n'avaient pas déterminé les quantités relatives de chaleur enlevées au contact par l'air sec et par la vapeur aqueuse ; mais quel que soit le résultat de pareilles recherches, il ne fournira pas tous les élémens nécessaires pour expliquer le mode de refroidissement des animaux dans l'air humide ; car, en supposant que Ton constate que la vapeur aqueuse enlève au contact plus de chaleur que l'air sec , on concevra f à la vérité f que ce mode de refroidissement physique puisse équivaloir , dans un grand nombre de cas, à celui qui résulte d'une plus grande évaporation dans l'air sec ; mais l'observation do refroidissement dans l'un et l'autre cas lait voir qu'il y a un autre-élément. Dans les expériences citées plus haut , lorsque l'abaissement de la pérature du corps était le môme de part et d'j tre f ou même plus grand dans l'air sec , les animaux me paraissaient souffrir davantage dans l'i humide : j'en jugeais par le tremblement et Ti célération de la respiration. Je sais que de pareils signes ne fournissent pas des moyens rigoureux d'appréciation ; mais ces indices m'ont