‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 169 sur 206 · CHAPITRE XVII. 4g I · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. 4g I

Le moyen le plus énergique de ceux que four* lussent les agens extérieurs consiste dans Fapplication de l'eau en masse , à une température convenable. Il est évident d'abord qu'elle tend , par une action physique , à réduire la température du /corps. U est vrai que l'emploi n'en saurait être prolongé ; mais quand même on n'obtiendrait qu'une réduction passagère, ce répit seraitdejà fort avantageux ; et la répétition du moyen , ménagé suivant l'exigence du cas , multiplierait les intervalles ; mais il produit un autre effet que nous avons exposé ailleurs. Le froid , quelle qu'en soit la nature , s'il estasses vif, tend à amortir l'activité avec laquelle la chaleur se développe , et le froid humide est , de tous les moyens extérieurs de réfrigération , le plus propre à amener ce changement.

C'est ce qui sert à expliquer l'avantage qu'on a souvent retiré de l'emploi de l'eau froide ./sous les formes variées de bains, de douches ou diffusions, dans des cas où le développement de la chaleur était extraordinaire. Il y a sans doute d'autres considérations qui doivent en diriger et en limiter l'usage ; mais je me borne à le considérer dans ses rapports généraux avec mon sujet.

§ X. Lorsqu'on ne juge pas à propos d'y avoir recours, les autres moyens extérieurs de réfrigération, s'ils ont un effet moins prompt, et moins énergique, compensent en quelque sorte ce défaut par là durée de leur emploi. Ainsi , l'huméetation légère de diverses parties du corps , quoi-

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qu'on les essuie immédiatement , et quelle que «oit la température de l'eau , pourvu que la chaleur n'en soit pas excessive , produit à la surface qui est imbibée une évaporation plus abondante , d'où résulte un rafraîchissement salutaire que* Ton peut prolonger indéfiniment.

§ XI. Quand on a soin d'entretenir dans un appartement une ventilation convenable , cette méthode de réfrigération ne dépend pas seulement île la quantité de chaleur enlevée au contact , mais aussi de l'augmentation de l' évaporation. Peu de résultats d'expériences m'ont plus frappé. que. la différence de transpiration par évaporation dans un air calmé et dans un air légèrement agité , que j'ai observée sur les animaux les plus propres à manifester ces effets. {Voyez surtout page 91 , et tab. 8 et 9.)

S XD. Si la transpiration par évaporation produit un refroidissement salutaire, elle produit aussi «Pautres effets qui peuvent , suivant leur mesure , être très-nuisibles dans une foule de cas.

Nous avons vu, dans les expériences sur les poissons , que la transpiration des ouïes et de la peau pouvait dessécher l'un ou l'autre organe, quoique le corps ne perdît pas de son poids , à cause de l'absorption de l'eau mise en contact avec l'autre surface. (Chap. n, § v, 2e partie; )

L'intensité de cet effet, capable de causer la mort de cesanimâi^x, a porté mon attention sur les circonstances obtint forte évaporation \ lasar-

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