‹ De l'influence des agens physiques sur la vieChapitre 170 sur 206 · CHAPITRE XVII. 4i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII. 4i

fece des poumons ou de la peau , serait nuisible à l'homjne.

Une des situations où la transpiration par évaporation est considérablement augmentée se trouve dans les hautes régions de l'air, sur les montagnes élevées. Beaucoup de personnes y éprouvent une gène et une anxiété à la poitrine qu'elles rapportent uniquement! la raréfaction de l'air qui borne l'étendue de la respiration. Cette cause peut .avoir sa part dans les effets ; mais l'autre; que nous venons d'indiquer, agit d'une manière plus étendue et plus • générale. ...

Voyons comment nous distinguerons leur influence respective. La raréfaction de l'air sur les hauteurs est accompagnée , dans le beau temps , d'une grande sécheresse; de là une telle augmentation de la transpiration par. évaporation , non-' seulement à la peau, mais aussi aux poumons, que la perte d'eau soufferte par cet organe sera telle ; chez un grand nombre d'individus , qu'ils éprouveront à la poitrine une gêne correspondante au dessèchement.

Si , comme il arrive souvent sur les montagnes, le temps vient à changer promptement .en chargeant l'air d'humidité , l'évaporation devient modérée,, et la gêne diminue ou cesse entièrement; s'il en subsiste encore , elle est due .à la raréfaction de l'air. L'effet de l'évaporation se fait sentir le premier, et celui qui est dû au défaut d'air par la raréfaction de ce fluide vient long-temps après .

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il fout même une bien plus grande hauteur pour la produire qu'on ne serait porté à le croire , lorsqu'on confond les deux sensations.

La soif est un symptôme qui accompagne l'aseensioto des montagnes ; elle est quelquefois intense , sans qu'on puisse F attribuer à la fatigue de l'exercice. On ne la satisfait que momentanément» même par une boisson abondante et souvent répétée.

Mais si ce même air se charge d'humidité , h soif disparait en même temps. Voici un exemple

absolument analogue à celui que nous avons wp-* porté ailleurs d'un dessèchement partiel» quoiqu'on fournisse au corps une quantité suffisante d'eau pour qu'il ne perde pas de son poids total; effet qui est dû à ce que la distribution du liquide aux différentes parties ne se fait jpas en proportion suffisante pour réparer les pertes de Tofcgane. Il est évident que les individus seront diversement affectés par la même cause, suivant l'état relatif de leurs poumons , de manière à offrir une grande étendue de variations ; les uns n'éprouvant pas d'effet sensible , les autres de l'oppression et de l'angoisse.

S XIII. D y a aussi de grandes différences dans les effets dus k la raréfaction de l'air, suivant les constitutions. On en distingue les symptômes de 4eux de Tévaporation , en plaçant les animaux dans des conditions oii l'influence de cette perte peut lire négligée, comme dans un grand récipient sur

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